ASSE, ESTAC – Exclu BUT ! : sa saison avec Troyes, ses rapports avec Batlles, ses objectifs... l'ancien Vert Dylan Chambost s'est confié
Dylan ChambostCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
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ASSE, ESTAC – Exclu BUT ! : sa saison avec Troyes, ses rapports avec Batlles, ses objectifs... l'ancien Vert Dylan Chambost s'est confié

A 23 ans, Dylan Chambost, formé à l'ASSE, est titulaire cette saison à Troyes, leader de L2, sous la houlette de Laurent Batlles. Le milieu de terrain s'est confié à Butfootballclub.

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But ! : Dylan, qu'est-ce que ça fait d'être en tête de la L2 à 9 journées de la fin du championnat ?

Dylan CHAMBOST : ça fait plaisir même si la défaite contre Nancy, samedi, nous montre que rien n'est encore joué. On le savait. On est contents d'être à cette place. On y est depuis le début de l'année et on va tout faire pour la conserver. On va essayer de bien terminer la saison, d'aller au bout.

La montée était l'objectif du club en début de saison ?

Pas vraiment. On nous l'a jamais dit de façon officielle. Mais on avait été frustrés par l'arrêt de la saison l'an dernier. On était en course pour monter. On était à la 4e place, à 2 points du 2e. On était très déçus. Il a fallu accepter.

Vous avez débuté la saison revanchards ?

Revanchards non. Mais super motivés. Notre parcours de l'an dernier nous a boostés niveau confiance. On s'est dit qu'on avait de la qualité et qu'on avait un bon coup à jouer.

Maintenant, il faut concrétiser...

C'est ça. Il ne faut pas se relâcher. On est sur le bon chemin. A nous d'y rester.

La L1 vous fait rêver ?

Elle nous fait envie, c'est sûr. C'est l'objectif !

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« Le coach (ndlr : Laurent Batlles) est resté fidèle à lui-même et à ses idées. Je l'avais eu à « Sainté » avec la réserve, pendant trois ans. Là-bas aussi il avait installé une bonne ambiance de travail. Il avait déjà les mêmes principes

Qu'est-ce qui fait la force de l'ESTAC cette saison ?

Le groupe. On a un vrai bon groupe. On s'entend super bien. On tire tous dans le même sens. On fait les efforts les uns pour les autres. Le staff a su créer cette dynamique de travail. On est vraiment unis. Et puis on a des automatismes sur le terrain. Ça fait quelque temps qu'on joue ensemble, pour la plupart. Ça se ressent sur le terrain. On prend du plaisir.

Vous connaissiez Laurent Batlles depuis l'ASSE. A-t-il changé ?

Non non. Le coach est resté fidèle à lui-même et à ses idées. Je l'avais eu à « Sainté » avec la réserve, pendant trois ans. Là-bas aussi il avait installé une bonne ambiance de travail. Il avait déjà les mêmes principes.

C'est à dire ?

Ses idées sur le jeu, ses principes. Il aime la possession, le foot d'attaque. Il y a un gros travail défensif aussi mais c'est un coach à vocation offensive.

Vous étiez son capitaine à l'ASSE et il vous a emmené à Troyes avec lui. Peut-on dire que vous avez une relation privilégiée ?

C'est sûr qu'on commence à bien se connaître. Ça fait cinq ans qu'on travaille ensemble et je lui suis reconnaissant de m'avoir donné la chance de jouer en L2. Quand j'ai eu cette possibilité, je n'ai pas hésité. Il me restait un an de contrat à l'ASSE mais je voyais bien que c'était boûché, qu'il fallait que je parte ailleurs. Et Troyes, c'était un très bon projet.

« Mon plus gros regret à l'ASSE, c'est de n'avoir jamais pu porter le maillot vert à Geoffroy-Guichard. Je suis supporter depuis tout petit. Ce stade, je connais par cœur les quatre tribunes. Mais bon, j'espère y jouer bientôt, en tant qu'adversaire

Dylan Saint-Louis est aussi à l'ESTAC. Entre anciens de l'ASSE, on suppose que les Verts sont un sujet de conversations...

Bien sûr. On regarde encore les matches et le lundi, on débriefe. On garde tous une super image du club.

Vous regardez tous les matches de l'ASSE ?

Quasi oui. Quand je peux. Je suis Stéphanois. Toute ma famille supporte les Verts. C'est normal.

Vous n'avez jamais eu votre chance chez les pros à Saint-Etienne. Est-ce un regret ?

Forcément. Quand tu as la chance d'être dans ce club, d'en porter le maillot pendant dix ans, d'arriver au niveau pro... J'ai joué deux matches en équipe première, en Coupe de France. Les deux fois c'était à l'extérieur. Mon plus gros regret à l'ASSE, c'est de n'avoir jamais pu porter le maillot vert à Geoffroy-Guichard. Je suis supporter depuis tout petit. Ce stade, je connais par cœur les quatre tribunes. Mais bon, j'espère y jouer bientôt, en tant qu'adversaire.

Si l'ESTAC monte, c'est le premier match que vous regarderez sur le calendrier ?

Bien sûr. Ce serait aussi l'occasion de revoir mes potes. Et si ça doit se faire, j'espère qu'il y aura du public, pour en profiter à fond.

Avec qui êtes-vous resté en contacts ?

Surtout avec les joueurs de ma génération. A l'ASSE, il reste encore Arnaud Nordin et Mahdi Camara. On se connait depuis pas mal d'années. On a quasi le même âge tous les trois. Ils ont bien fait leur trou. Ils ont été prêtés tous les deux et ça leur a fait du bien. Arnaud a pas mal de temps de jeu, il sait être décisif, et Mahdi est devenu indiscutable. Ça me fait plaisir pour lui. C'est un super mec. Arnaud aussi.

Hormis Batlles, quels coachs ont le plus compté pour vous chez les Verts ?

Lionel Vaillant. Je l'ai eu en U13 et on a été champions de France en U17 ensemble après, avec Gilles Rodriguez. J'en garde un excellent souvenir. Il m'a beaucoup fait progresser, à tous les niveaux. Surtout mentalement. Il a été très important pour moi.

Vous aviez une belle génération...

Oui. Avec Allan Saint-Maximin, Jonathan Bamba. Nathan Dekoke aussi, et Eliott Gattier qui avait fait un triplé en finale contre Guingamp. C'était il y a sept ou huit ans mais je m'en souviens comme si c'était hier !

Vous jouiez souvent à droite à l'ASSE, pour rentrer sur votre pied gauche. Et à Troyes ?

En ce moment, le coach m'aligne souvent en n°10, derrière l'attaquant. On est passés en 3-4-3. Avant, c'était un 4-3-3, j'étais plus bas, en relayeur.

Où va votre préférence ?

Les deux postes sont plaisants. Derrière l'attaquant il y a un peu plus de liberté. C'est pas mal. Mais j'aime bien les deux.

Il vous reste un an et demi de contrat à l'ESTAC. Comment imaginez-vous votre avenir ?

Honnêtement je ne me projette pas trop. On a un nouvel investisseur qui est arrivé au club. On va voir le projet qui va se mettre en place. Mais là, on est tous focus sur la fin de saison. On a envie de monter. C'est le plus important. On verra pour le reste après.