ASSE – Exclu BUT ! : Son parcours, sa saison, ses objectifs... le jeune Moueffek en dit plus
Aimen MoueffekCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
CONFIDENCES

ASSE – Exclu BUT ! : Son parcours, sa saison, ses objectifs... le jeune Moueffek en dit plus

A 19 ans, Aïmen Moueffek fait partie des bonnes surprises de l'ASSE depuis le début de la saison. Il s'est confié sur son parcours et ses objectifs dans But Saint-Etienne. Deuxième extrait.

But ! : Aïmen, vous aviez 12 ans à votre arrivée à l'ASSE. Vous jouiez déjà au milieu ?

Aïmen MOUEFFEK : Oui. J'ai toujours joué au milieu. Depuis ma première licence à Saint-Maurice l'Exil, quand j'avais 4 ans.

Quand avez-vous commencé à vivre au centre de formation?

A 14 ans. C'est l'âge minimum. Au début, mon père m'a accompagné en attendant que je puisse intégrer l'internat. J'allais au collège à Tézenas. Et à 14 ans, j'ai logé au centre de formation, à L'Etrat. Au début, j'étais en chambre avec Clément Roubat, pendant deux ans. Et après, j'étais tout seul, vu que j'étais surclassé en U19 quand j'avais 17 ans.


Les meilleurs potes à votre arrivée, c'était qui ?

J'étais souvent avec Morad Touit, Azzedine Bellakhdar et Bilel Benkhedim. Bilel, c'est le seul qui est toujours là.

Vous alliez voir les matches de l'équipe première à Geoffroy-Guichard ?

Tous les matches. C'était obligatoire.

Et vos joueurs préférés, c'était qui ?

J'aimais bien Yann M'Vila, Rémy Cabella et Wahbi Khazri. Je regardais avec attention ce qu'ils faisaient.

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« J'ai signé mon premier contrat pro à l'été 2019 mais j'ai failli arrêter le foot quelques mois avant. J'en avais marre. J'étais sans arrêt blessé. C'était trop frustrant. A chaque fois que je revenais, je me repétais »

Vous comptez 5 sélections en équipe de France U16. Quels souvenirs en gardez-vous ?

C'était de bons moments. Porter le maillot de l'équipe de France, c'est une fierté. On était souvent plusieurs de l'ASSE à être sélectionnés, avec William Saliba et Bilel Benkhedim. De notre génération, il y a pas mal de joueurs qui commencent à jouer en L1 ou en L2, comme Bafodé Diakité de Toulouse.

Vous avez été appelé en U20 le mois dernier...

ça m'a fait super plaisir de retourner en sélection. En plus, il y avait Willow (William Saliba). Ça faisait un moment qu'on ne s'était pas vus. Malheureusement, l'Euro U20 est annulé, mais il y a une grosse échéance avec la Coupe du monde, en fin de saison.

C'est un objectif pour vous d'y participer ?

Bien sûr.


Quels éducateurs du centre ont le plus compté dans votre parcours ?

Ils ont tous compté. Ils m'ont tous apporté. Je garde de bons souvenirs de Jean-Philippe Primard. De Julien Sablé aussi. Je l'ai eu deux ans et je l'ai encore puisqu'il est dans le staff. Il a été milieu. Il connait bien le poste et il m'apporte son savoir. Et celui qui m'a énormément apporté aussi, c'est Razik Nedder. Je l'ai eu dès les U12 et il a suivi ma génération. A mon arrivée, j'étais un peu brut de décoffrage, on va dire. Il m'a beaucoup fait progresser.

A quel niveau ?

Surtout techniquement. Dans mes passes, mes dribbles, mes contrôles. Il me connait par cœur.

Avant la Gambardella, quelle était votre meilleur souvenir chez les jeunes ?

La Danone Cup avec les U12. On avait passé les premiers tours et du coup on avait affronté les meilleures équipes à Marseille. C'est Lens qui avait gagné cette année là. Capbreton aussi, on avait fait un joli tournoi. Et bien sûr les derbys. A chaque fois c'était les temps forts de la saison.

La Gambardella, comment avez-vous vécu ce parcours, cette aventure ?

Malheureusement pour moi, j'ai été blessé. Je n'ai pu jouer que deux matches, contre Auxerre et Sochaux. Mais c'était une super aventure. Même s'il y avait forcément de la frustration de ne pas pouvoir jouer, j'étais à fond avec l'équipe. J'étais au Stade de France pour la finale. J'avais accompagné le groupe. C'était un grand moment.

Avez-vous eu peur que les blessures vous empêchent de signer un premier contrat pro ?

Bien sûr. J'ai signé mon premier contrat pro à l'été 2019 mais j'ai failli arrêter le foot quelques mois avant. J'en avais marre. J'étais sans arrêt blessé. C'était trop frustrant. A chaque fois que je revenais, je me repétais.
Où ça ?

Les ischios le plus souvent. On n'a jamais su pourquoi et je crois qu'on ne le saura jamais. Pourtant, je ne pouvais pas être plus exigeant avec moi-même, par rapport à mon hygiène de vie. Je faisais de mon mieux pour bien boire, bien manger, bien récupérer, bien m'étirer. Mais non, à chaque fois que je revenais, j'en reprenais pour deux ou trois mois. C'était désespérant.

PS : la fin de l'interview de Moueffek est à retrouver demain sur notre site, à 6h