ASSE : Puel décrète l'union sacrée avant le derby
Claude PuelCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
APRES-MATCH

ASSE : Puel décrète l'union sacrée avant le derby

Après la défaite contre Montpellier (0-1), Claude Puel s'est efforcé de remobiliser ses troupes. Il compte sur le derby OL-ASSE pour voir son équipe relancer enfin la machine... Et sur une solidarité sans failles.

But !: Claude, les matches de l'ASSE se ressemblent en ce moment...

Claude PUEL : Oui, c'est vrai que le scénario se répète. On prend un but sur la première occasion et après on a du mal à refaire surface. On ne peut pas se satisfaire de ça. Il faudra se mettre dans de meilleures dispositions pour le derby. On ne l'a pas très bien préparé. On ne peut pas accepter ça.

Que va-t-il falloir améliorer ?

Beaucoup ce choses : les passes, les contrôles, la fluidité. On doit donner plus. On en est capables. On l'avait démontré en début de saison.

La confiance est-elle entamée ?

Ce groupe en a besoin. C'est pour ça que je vais être encore plus derrière lui, à l'encourager pour qu'il donne le meilleur de lui-même. Je me dois d'être encore plus proche des joueurs. Il faut retrouver la confiance. C'est ce manque de confiance qui explique le manque de fluidité dans notre jeu. Quand on a des situations, on se précipite. Mais c'est là qu'il faut remettre l'équipe en selle, garder le vestiaire uni.

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« C'est là qu'il faut remettre l'équipe en selle, garder le vestiaire uni »

N'êtes-vous pas inquiet ?

Je sais qu'on aura de bonnes possibilités quand on sera au complet. Là, on ne peut compter que sur nous-mêmes, sur les joueurs présents. Il ne faut pas baisser la tête. Il faut arriver à se lâcher. On n'arrive pas à faire le dos rond dans cette période délicate, à pêcher des points. Mais il ne faut pas être dans la fatalité. Il faut faire tourner les choses.

Les supporters sont très inquiets avant le derby...

On prend tous un coup sur la casquette à chaque défaite. Mais Lyon, c'est un derby, c'est autre chose. C'est le bon moment pour revoir pas mal de nos qualités, pour être encore plus solidaires. Il faudra être plus productifs, avoir plus d'allant.

N'avez-vous pas peur que les joueurs lâchent ?

Ils passent par tous les états en très peu de temps. Ils passent de l'euphorie à des moments difficiles. Pour les jeunes, c'est un apprentissage accéléré. Certains sont propulsés sur le terrain alors qu'il n'était pas prévu qu'ils jouent autant, notamment en défense. On ne peut pas êtrte trop exigeants avec eux. Ils donnent le maximum. Il faut que les joueurs d'expérience leur montrent la voie.

Vous avez déjà vécu pareille série ?

Bien sûr. Avec Lille, on avait enchaîné 12 matches sans victoires mais deux ans plus tard on était en Ligue des champions, on battait Milan, Manchester United. Avec Nice aussi on avait enchaîné six défaites et on avait fini 4e un an plus tard. Je sais que ce que l'on vit sera très productif pour l'avenir mais le court terme, c'est le derby. Il faudra tout donner. On est tous dans le même wagon.

Personnellement, comment vivez-vous la situation ?

Arsène Wenger dit dans sa biographie que chaque défaite est comme une souffrance. Ça fait mal mais il faut se relever, être leader pour aider l'équipe à aller de l'avant.