ASSE : Puel met un tour de vis à son projet, Pierre Ménès peut encore voir rouge
Pierre MénèsCredit Photo - Icon Sport
par Bastien Aubert
JEUNISME

ASSE : Puel met un tour de vis à son projet, Pierre Ménès peut encore voir rouge

Malgré les doutes et les critiques formulées sur son projet basé sur le long terme à l’ASSE, Claude Puel n’en démord pas et entend continuer à développer le jeunisme.

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Pierre Ménès en a ras-le-bol du jeunisme. Lundi, dans sa pastille Pierrot Face Cam, le consultant de Canal+ n’a pas manqué de dire tout le mal qu’il pensait de cette méthode en prenant le prétexte de l'arrivée infructueuse de Jérémy Doku au Stade Rennais ou du trading raté de l’OGC Nice autour de pépites en devenir. 

« Il faut arrêter avec le jeunisme. L’exemple, c’est Doku, 18 ans, 25 millions d’euros. Alors le mec, j’ai vu son match à Montpellier. Très bien, super prise de balle, beaucoup de bons dribbles mais il n’y a jamais rien à l’arrivée, a fustigé Ménès en début de semaine. Il ne sait pas faire une passe, il ne cadre pas une frappe. Ce sont les limites du trading. À un moment donné, quand tu veux avoir des résultats, il faut avoir des joueurs qui ont aussi de l’expérience et qui peuvent encadrer des jeunes plus prometteurs. »

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« Il faut les nourrir et leur donner un vécu pour qu’ils progressent »

Si Puel a quelque peu adouci sa formule en intégrant des moins jeunes à l’équipe type de l’ASSE, cela ne l’empêche pas de rester persuadé que le jeunisme doit en constituer le socle de base. Mieux, il sait exactement comment faire pour faire taire les critiques à ce sujet. « Avant de les faire progresser, l’objectif est de voir où ils en sont au niveau de la mentalité : s’ils sont de bons professionnels, s’il y a une remise en question, une écoute… C’est important de travailler le professionnalisme, les horaires, l’entraînement invisible, la préparation, la régularité des entraînements, a-t-il détaillé dans Le Progrès. Quand on met un jeune sur le terrain, c’est un coup oui, un coup non. Ça peut coûter des buts, ça peut être très performant avec la fraîcheur et un autre coup être insuffisant. Mais il ne faut pas perdre de vue où ils en sont, toujours avec des corrections, du travail vidéo, des séquences individuelles. Il faut les nourrir et leur donner un vécu pour qu’ils progressent. »