Ligue 1 – L'oeil de Denis Balbir : « Ce premier Mercato a été relativement soft »
par Alexandre Corboz

Ligue 1 – L'oeil de Denis Balbir : « Ce premier Mercato a été relativement soft »

Chaque semaine, Denis Balbir décrypte l'actualité de la Ligue 1. Focus sur le Mercato franco-français qui a fermé ses portes le 9 juillet.

« Le premier Mercato franco-français a fermé ses portes le 9 juillet... Et, comme prévu, il a été relativement tranquille et soft. Peu de grosses transactions si l'on excepte les signatures de Martin Terrier (ex-OL) à Rennes, d'Adrian Grbic (ex-Clermont) à Lorient ou de Paul Bernardoni (ex-Nîmes) au SCO Angers. Quelques clubs ont su tirer leur épingle du jeu et se sont renforcés de manière intelligente. Je pense notamment à Lorient qui a frappé fort. Mais également Metz, Brest, Nice ou encore Reims. Je suis un peu déçu par le RC Lens qui a certes fait signer beaucoup de joueurs (Kakuta, Ganago, Medina, Farinez, Badé, Clauss) mais qui a été souvent battu sur ses premiers choix et qui devrait encore être doublé par Metz pour Jérémy Gélin (Stade Rennais).

« Les gros sont restés en retrait »

Chez les gros, ce Mercato fut plutôt calme. Rennes a commencé son marché mais ne s'est pas encore vraiment renforcé. Notamment derrière où Julien Stéphan attend du monde. La bonne nouvelle, c'est qu'ils n'ont pas perdu grand-monde. Les habituels animateurs du marché de Ligue 1 sont restés en retrait. Pour beaucoup parce qu'avec la crise du coronavirus, la nécessité était d'abord de vendre et de se séparer de gros salaires. Problème : ce type de joueur n'est pas destiné au marché français mais plutôt à l'étranger, un Mercato qui ne démarrera pas avant août-septembre.

A Saint-Etienne, Claude Puel ne veut plus de certains joueurs et attend de pouvoir s'en débarrasser. A Paris, on a d'abord préparé la Ligue des Champions avant de penser à la saison suivante. A Bordeaux, la situation est très compliquée. A Lille, l'équation passe par les ventes. Idem à Marseille, à Lyon, à Monaco... Forcément, ces clubs n'ont pas ou peu dépensé et cela s'est ressenti sur le marché.

« La France du foot se retrouvait dans un cercle vicieux »

Est-ce que je comprends l'intérêt d'avoir ouvert un marché d'un mois entre juin et juillet pour le refermer jusqu'en août ensuite ? Oui et non. On ne peut pas reprocher aux clubs d'avoir tenté de faire marcher leur économie avant la clôture de l'exercice comptable 2019-20 au 30 juin. Maintenant, cela n'a pas avancé à grand chose. Le souci, c'est que la France du foot se retrouvait dans un cercle vicieux. Le marché dépend de l'offre et de la demande or il y avait plus de joueurs sur le marché que de clubs prêts à dépenser. Le manque d'activité s'explique surtout par ça. Si les clubs avaient pu, ils auraient probablement fait davantage ».