OL, PSG – L'oeil de Denis Balbir : « Entre Lyon et Paris, le contraste est saisissant »
par Alexandre Corboz

OL, PSG – L'oeil de Denis Balbir : « Entre Lyon et Paris, le contraste est saisissant »

Chaque semaine, Denis Balbir décrypte l'actualité de la Ligue 1. Focus sur le final 8 de la Ligue des Champions qui démarre cette semaine sur Paris et Lyon.

« Le final 8 de la Ligue des Champions démarre mercredi avec deux clubs français parmi les huit meilleurs. C'est quand même une grosse surprise de voir la France dans les pays les plus représentés avec l'Espagne (Barça, Atletico) et l'Allemagne (Bayern, Leipzig). A Turin, l'OL a réalisé un énorme exploit en devenant le premier club français à éliminer la Juve. Peu de clubs français sont capables de sortir des matches comme ça. Bravo à Rudi Garcia qui, grâce à son passé lointain à l'AS Roma, connaissait très bien son terrain et a réussi quelques paris dans sa composition d'équipes.

Dans cette double confrontation, le but inscrit à l'extérieur par Memphis Depay s'est avéré très important. Si on avait beaucoup parlé de la Juve qu'on annonçait revancharde, certains avaient quand même trop vite condamné l'OL malgré l'excellent résultat du match aller. 1-0, c'est le genre de résultat qui fait quand même très souvent la différence. Pour moi, la Vieille dame a vraiment raté le coche au match aller à Lyon.

« Le PSG se met la pression tout seul, tout l'inverse de l'OL »

Maintenant place à City pour Lyon (samedi) et à l'Atalanta Bergame pour Paris (mercredi). Ce qui est assez paradoxale, c'est de voir la différence de climat entre l'OL et le PSG. A Lyon, on est habitué à l'Europe et on n'a pas grand chose à perdre. Il y a un vrai ADN qui était déjà présent à l'époque de Garde, Genesio ou des entraîneurs passés. Le contraste est vraiment saisissant avec Paris qui a une obligation de résultat compte-tenu du caractère modeste de l'adversaire et renvoie davantage de craintes par rapport à l'évènement.

Au niveau physique, l'OL me paraît en avance sur le PSG. Cela se voit au niveau de l'infirmerie où Paris cumule les galères à l'approche de l'évènement. Il y a un vrai problème de préparation. Au delà de ça, on sent que le PSG aborde son match face à l'Atalanta avec un problème mental, avec le traumatisme des années précédentes. Mercredi, toute la pression sera sur Paris qui a eu la chance de tirer un bon tableau. Mais, comme à chaque fois, le PSG se met la pression tout seul. Tout l'inverse d'un Lyon qui gère très bien la pression d'une élimination qui le priverait d'Europe. »