Tribune FCN Activ : Hommage à Lucas Deaux

Lucas Deaux, après trois ans et demi de bons et loyaux services, s’en est allé jouer la Ligue des champions à La Gantoise. Une énième page se tourne et il ne reste que Rémy Riou des figures importantes de l’épique saison 2012-2013. Après toutes ces années, le garçon en était arrivé à s’ennuyer, dans une équipe clairement ennuyante.

De notre Lucas Deaux, on ne retiendra ni son passage au Canal Football Club, ni sa fin d’aventure poussive avec la Maison Jaune. On retiendra plutôt une centaine de matches avec le FC Nantes, parmi lesquels de grandes performances notamment entre l’année du retour en Ligue 1 et cette saison suivante magistrale, un état second lors du match de la montée face à Sedan (un pétage de câble aussi rapide qu’une blessure de Rémi Gomis, puis des larmes de joie au coup de sifflet final) et un but, mais quel but ! Ce une-deux avec la ligne médiane suivi de cette célébration pleine de rage et de spontanéité, qui paracheva la victoire dans le premier derby depuis la remontée, c’est sûrement l’image que l’on gardera du Rémois devenu Nantais.

Le genre de joueur capable de devenir le plus grand rival du Stade rennais alors que rien ne l’y prédestinait et qu’il aurait très bien pu se retrouver, au hasard d’une carrière, dans « l’autre camp ». Parce qu’il avait saisi la grandeur de l’institution, et avec la grande gueule qu’on lui connaît, il avait cette faculté à faire comprendre aux supporters qu’il était au moins aussi déterminé qu’eux à faire briller Nantes, se rapprochant des douzièmes hommes jusqu’à devenir l’un des leurs, occasionnellement, au détour d’un micro attrapé et d’une barrière enjambée. Ce genre de joueur, ça ne court pas les rectangles verts, dans le grand cirque du ballon rond.

Nul doute que les suiveurs de La Gantoise, et espérons qu’ils le méritent, ont avec Deaux une recrue de choix. Le blason du club belge, à coup sûr, a déjà été redoré à la signature du blond. Car Lucas Deaux n’est pas un mercenaire, et lorsqu’il s’engage dans une cause, comme il l’a fait à Nantes, c’est pour y mettre tout son cœur. Et une chose est sûre, sa place en Tribune Loire, il l’aura toujours.

Par Jérémie Baron

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