LOSC : un champ de patates en guise de pelouse

En fermant en une vingtaine de minutes le toit du Grand Stade la veille de la venue de Valenciennes (2-1, 10e j.) en accord avec le LOSC et la LFP, les responsables de l’antre métropolitain ont cherché à préserver de la pluie une pelouse soumise à rude épreuve depuis le début de la saison. La situation ne s’est pas amélioré lors des venues de Toulouse (en Coupe de la Ligue) puis de Brest, samedi, avec un champ de patates indigne d’un Grand Stade à 324 millions d’euros !

Malgré des conditions climatiques favorables jusqu’aux derniers jours d’octobre, l’accumulation des rencontres à domicile a endommagé une pelouse qui ne bénéficie plus du même ensoleillement et de la même ventilation naturelle qu’au Stadium Nord. Et qui a subi les assauts d’une bactérie alors que la boîte à spectacle a été ouverte peut-être trop longtemps, en octobre.

Résultat, alors qu’ils évoluaient sur le meilleur terrain de France jusqu’en mai dernier, les Dogues doivent composer avec un « tapis » rappé et propice aux (faux) rebonds, notamment sur les passes. On a donc touché le fond samedi après-midi, pour la venue de Brest. La luminothérapie et le chauffage situé sous la pelouse peuvent-ils améliorer la situation, alors que les « jardiniers » du Grand Stade aurait pâti de retards dans la « livraison » de ces équipements ? C’est non.
Encastré et trop abrité des rares rayons lumineux par le toit du Grand Stade, le terrain de jeu des Lillois souffre. Faudra-t-il bientôt « replaquer », pour un coût oscillant entre 100 000 et 150 000 euros ? Les différentes parties – Elisa, la filiale d’Eiffage en charge du Grand Stade favorable à la base à un synthétique – et le LOSC se donnent le temps de la réflexion. Un match de rugby entre la France et l’Argentine est de toute façon prévu mi-novembre.

Il fera bien froid aussi dans le stade, l’hiver

« La pelouse se comporte bien en termes de stabilité », plaidait pourtant récemment Didier De Climmer, le directeur des opérations du club lillois. « Il n’y a presque pas de traces de tacles et presque rien ne s’arrache. C’est vrai que ce n’est pas très joli visuellement, notamment avec la bande de raccord. » Celle-ci est située à mi-terrain. Elle correspond à l’endroit où l’une des deux parties de la pelouse se soulève et glisse au-dessus de l’autre pour faire place à la boîte à spectacle.

Quant au Grand Stade en lui-même, il ne dispose d’aucun système de chauffage. Question de contraintes, de normes et de coûts financiers. S’il devrait faire 2 ou 3 degrés de plus qu’à l’extérieur quand le toit sera fermé, les spectateurs vont devoir comme au Stadium venir chaudement habillés l’hiver. D’autant que la couverture de l’équipement (constituée de tubes lumineux) et ses coursives n’empêchent pas l’air de s’engouffrer. Outre les matches du LOSC, les hypothétiques concerts ou événements sportifs organisés à l’avenir dans la boîte à spectacle lors des mois d’hiver promettent d’être glaciaux. Bien plus qu’à Bercy ou qu’au stade couvert de Liévin, chauffés, eux. Bref, annoncé comme fantastique à grands renforts d’effets de communication, le Grand Stade n’est pas si parfait que ça, loin de là.

La rédaction de But ! Lille vous a concocté un numéro 6 (novembre 2012 – 2,90 euros) très riche.

Toute l’actualité du LOSC sur 32 pages : la Ligue des Champions, la Ligue 1, le mercato hivernal, les dossiers chauds autour du Grand Stade, l’éclosion de Nolan Roux, le bilan des attaquants, les interviews de Laurent Bonnart et d’Aurélien Chedjou, à la découverte d’Anne-Sophie Roquette, la speakerine du LOSC depuis 1989, ainsi que les pages supporters et notre rubrique anciens avec Pascal Cygan et Dagui Baraki, sans oublier d’autres articles. Tout y est !

But ! Lille numéro 6 du mois de novembre tout chaud en kiosque !

Suivez-nous sur Twitter : http://twitter.com/ButLille

Suivez-nous sur Facebook : http://facebook.com/butlille