LOSC, FC Nantes : que peuvent espérer leurs représentants à la Coupe du Monde ?

S’ils n’ont pas connu la même saison, le LOSC et le FC Nantes ont un point commun au Mondial : ils n’y enverront qu’un représentant. Focus.

LOSC

Au moment de bâtir son effectif l’été dernier, le LOSC ne s’attendait pas à vivre une saison aussi cauchemardesque. Forcément, cela s’est retranscrit durant cette Coupe du Monde puisque, des joueurs recrutés par Luis Campos (avec la bénédiction de Marcelo Bielsa?) l’été dernier, peu ont franchi le cap attendu… Et surtout pas le brésilien Thiago Maia, vendu comme un crack et le futur de la Seleçao. Très loin des plans de Tite aujourd’hui.

Pour Nicolas Pepe, Yves Dabila (Côte d’Ivoire), Hervé Koffi (Burkina Faso), Adam Jakubech (Slovaquie), Junior Alonso (Paraguay), Yves Bissouma, Rominigue Kouamé (Mali), Yassine Benzia (Algérie), Anwar El-Ghazi (Pays-Bas) et le revenant Lebo Mothiba (Afrique du Sud), tous internationaux avec des statuts divers, ce sont leurs pays respectifs qui ont manqué le train. Preuve d’une saison pourrie, aussi bien en club qu’en sélection.

Enyeama et Ié peuvent être déçus

En l’écartant du groupe pour la saison, les dirigeants du LOSC sont aussi parvenus à saborder la possibilité de Vincent Enyeama (101 capes avec le Nigéria) de disputer une 3e Coupe du Monde après 2002 et 2010. En même temps, le portier de 35 ans n’avait plus honoré la moindre convocation avec les Super Eagles depuis 2015 et même une saison pleine avec le LOSC n’aurait pas changé grand chose… Appelé en début de saison, Edgar Ié n’est pas parvenu à convaincre Fernando Santos qu’il pouvait être le défenseur d’avenir susceptible de compléter le groupe du Portugal. Une petite déception pour le jeune Dogue mais pas vraiment une surprise.

Hamza Mendyl, pour oublier ses galères avec le Maroc

A trop hésiter entre la France et le Maroc, Kévin Malcuit a également laissé passer sa chance de Mondial 2018, Hervé Renard ayant finalement tiré un trait sur sa venue. Au contraire de celle de Hamza Mendyl, le chouchou du sélectionneur des Lions de l’Atlas (11 capes), titulaire quasiment à chaque fois qu’il n’est pas blessé. Auteur d’une saison tronquée par les blessures, le latéral gauche arrivera frais pour une compétition qui s’annonce compliquée pour le Maroc avec l’Iran en ouverture (le 15 juin), le Portugal ensuite (le 20) et l’Espagne (le 25) en point d’orgue.

FC NANTES

Au FC Nantes, la saison fut loin d’être cauchemardesque. Malgré tout, le final des hommes de Claudio Ranieri a déçu et cela s’est retourné contre les (rares) candidats au Mondial. Ainsi, Yacine Bammou – victime d’une petite blessure en fin de saison – a vu son nom rayé en dernière minute de la liste des Lions de l’Atlas par Hervé Renard alors qu’il était de toutes les batailles du Maroc dernièrement. Disparu des radars sur la fin de saison, Santy Ngom n’a pas confirmé ses promesses de mars et ne figure pas dans la liste d’Aliou Cissé pour le Sénégal. Blessé depuis presque deux ans, Kolbeinn Sigthorsson n’est pas revenu à temps pour convaincre son sélectionneur Heimir Hallgrímsson de l’appeler pour solidifier le groupe islandais, révélation de l’Euro 2016.

Chidozie Awaziem, l’insouciance et la jeunesse

Capable d’évoluer à tous les postes défensifs, il n’y a finalement que Chidozie Awaziem (prêté par le FC Porto aux Canaris) qui a résisté au cut du côté du Nigéria. Avec « les Super Eagles », il disputera sa première grande compétition. Pourtant avec seulement 4 sélections, il ne faisait pas partie des favoris pour intégrer le groupe. Avec son équipe, il défiera les nations de la poule D : la Croatie (le 16 juin), l’Islande (le 21 juin) et l’Argentine (le 26 juin). Une poule relevée qui ne laisse que peu de perspectives aux champions d’Afrique 2013, qui devront tout faire pour déjouer les pronostics.

Alexandre CORBOZ