Stade de Reims - FC Nantes (3-2) : ces paris perdus de Collot en Champagne
Patrick CollotCredit Photo - Icon Sport
par Raphaël Nouet
SÉRIE NOIRE

Stade de Reims - FC Nantes (3-2) : ces paris perdus de Collot en Champagne

Devant à la pause, le FC Nantes s’est incliné ce soir sur la pelouse du Stade de Reims (2-3), enchaînant un sixième match sans victoire. Le voilà à trois points de l’avant-dernière place synonyme de relégation.

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Tout avait bien commencé pour le FC Nantes. Grâce à un coup de tête lobé de Nicolas Pallois sur coup franc, les Canaris ont mené pendant 50 minutes à Reims. Leur série de matches sans victoire était partie pour s’arrêter à cinq, les choix de Patrick Collot, remplaçant de Christian Gourcuff il y a deux mardis, étaient validés. Mais voilà, une deuxième période apocalyptique a plombé leur bilan. Trois buts encaissés en six minutes, de la 68e à la 74e, ont mis le feu à la Maison Jaune. Et soulevé des tas de questions.

Une défense sans fioritures

En première période, Nicolas Pallois a justifié sa réputation de bourrin. Sur chaque ballon qui croisait dans la surface, le grand défenseur central était là pour mettre un dégagement dans les tribunes. Le jeu prôné par Christian Gourcuff, fait de relances soignées, était loin. Mais vu que ça fonctionnait, il n’y avait pas de raison de se plaindre. Sauf que cette tactique a montré ses limites en seconde période quand Pallois, justement, a baissé le pied. Patron de la défense lors des 45 premières minutes, le capitaine a pris le bouillon, comme ses partenaires, pendant les six minutes fatales. Et forcément remis en question le choix de Patrick Collot d’arrêter de jouer les esthètes en défense. La défense sans fioritures a montré ses limites.

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Plus de verticalité

Avec Gourcuff, le jeu était connu de tous : attaques par les ailes, centres. Collot a visiblement demandé à ses joueurs de varier les plaisirs. Il y a eu des débordements, bien sûr, mais également de longs ballons devant, des attaques passées par le centre. Et surtout, plus de rapidité dans l’exécution. Davantage de verticalité, donc. Mais là aussi, ça n’a fonctionné qu’en première période, quand le Stade de Reims était en plein doute. Une fois que les Champenois ont égalisé, ils ont été beaucoup plus agressifs dans le jeu et n’ont plus rien laissé à leurs adversaires. Faute de plan B, le FCN a subi et craqué.

Kolo Muani, seule lumière dans la grisaille

Offensivement, le FC Nantes a vraiment été à la peine ce soir. Le fait que ce soit Nicolas Pallois qui ait marqué dit tout de la « performance » du secteur offensif nantais à Delaune. La pépite Kolo Muani a fait tout ce qu’elle a pu, multiplié les feintes, les débordements, a tenté de forcer la décision seule. Mais, perdue dans le désert, elle a fini par disparaître à son tour. Cette défaite à Reims est inquiétante en bien des points. Mais elle confirme définitivement que priorité doit être donnée en janvier au recrutement d’un attaquant.