Real Madrid : pourquoi Cristiano Ronaldo n’a jamais aimé Florentino Pérez

Ancien président du Real Madrid, Ramon Calderon a expliqué pourquoi Cristiano Ronaldo n’appréciait pas Florentino Pérez.

En neuf ans sous le maillot des Merengue, Cristiano Ronaldo a eu beau empiler les buts au point de devenir le meilleur réalisateur du club, il a eu beau remporter quatre Champions League et autant de Ballons d’Or, il n’a jamais été adopté par Florentino Pérez. Et pour cause, l’ancien président du Real Ramon Calderon a révélé que l’homme d’affaires n’en voulait pas !

« Le transfert commence toujours de la même façon : un représentant vous dit qu’un joueur veut changer d’air. Ils m’ont dit : « Cristiano Ronaldo veut venir au Real Madrid ». Eh bien, essayons. J’ai parlé à David Gill [directeur général de Manchester United] et au début il a dit non et que, de toute façon, c’était trop cher. Il a parlé à Ronaldo à plusieurs reprises et m’a dit qu’il voulait venir, mais qu’il respectait beaucoup Manchester United et qu’il voulait faire les choses dans les règles. »

« Il aurait souhaité venir plus tôt, mais United lui a demandé de renouveler à la condition de le laisser partir l’année suivante, et nous l’avons recruté. Nous avons signé en décembre pour qu’il n’y ait aucun doute. 80 M£ (94 M€), avec une assurance pour que la fluctuation du marché ne change pas le prix. Florentino a  donc trouvé l’accord bouclé quand il est revenu à la présidence. En fait, Florentino le savait avant : José Ángel Sánchez [l’actuel directeur général du Real Madrid] – que j’ai gardé à son poste quand j’ai gagné les élections, bien qu’étant un Florentiniste – l’a averti : « Hé, ils ont signé Ronaldo ».

« Quand Florentino est revenu à la présidence, il a essayé de rompre le contrat, mais il a été convaincu de ne pas le faire. C’est pour cela que la relation entre Florentino et Ronaldo a été si mauvaise dès le début, peu importe à quel point ils se sont affichés. La relation était froide et infâme. Cristiano savait que Florentino ne l’aimait pas et que celui qui l’avait signé, c’était moi. J’ai parlé à Cristiano plusieurs fois au téléphone pendant ces mois. »

« Je n’ai pas tant de mérite que ça de l’avoir amené ici. Il était déjà le meilleur joueur du monde, et c’est toujours le joueur qui a le dernier mot. Et puis je ne l’ai pas payé de ma poche, tout comme Florentino ne signe pas les joueurs avec son argent, mais avec celui du club. Signer Cristiano n’est pas une grosse affaire. Ce qui me dérange, c’est la mesquinerie et l’audace de ceux qui s’attribuent sa signature. »

R.N.