Girondins : L1, L2 ou N3, les 4 dates-clés de la survie de Bordeaux
Frédéric Longuépée se prépare à son ultime numéro de claquettes.Credit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
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Girondins : L1, L2 ou N3, les 4 dates-clés de la survie de Bordeaux

Placés sous protection du tribunal de Commerce, les Girondins de Bordeaux pourraient bien disparaître de la carte de France des clubs. Verdict mi-juillet avec plusieurs scénarios possibles.

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22 avril : le point de départ

C'est par le biais d'un très court communiqué que le tremblement de terre a commencé. Sans en avertir l'actionnaire King Street, qui ne souhaitait plus mettre d'argent dans le club, Frédéric Longuépée a placé les Girondins sous la protection du tribunal de Commerce de Bordeaux. Le début d'une lente procédure visant à trouver un repreneur pour sauver l'institution.

23 mai : le sauvetage sportif

16e de Ligue 1 (36 pts) en pleine décrépitude sportive (5 défaites consécutives), Bordeaux doit d'abord assurer son maintien sportif. Le club au scapulaire compte toujours cinq points d'avance sur le 18e et barragiste mais devra sans doute aller chercher encore au moins 4 pts face à Rennes, à Nantes, contre Lens et à Reims pour gagner sa première bataille sur le pré. Si Bordeaux se rate à Nantes le samedi 8 mai, il est probable que tout se joue à Delaune sous le coup de 23 heures lors de l'ultime journée...

30 juin : King Street coupe le robinet, le meilleur projet de reprise sera alors connu

Mandataire ad hoc nommé par le tribunal de Commerce de Bordeaux, Frédéric Abitbol a la lourde charge de se substituer à King Street et à Frédéric Longuépée pour choisir un repreneur aux Girondins. En parallèle, la banque Rothschild a été mandatée pour trouver un nouvel investisseur. S'il peut être plus rapide, le dossier ne s'étirera pas au delà du 30 juin. Le 30 juin, c'est en effet la date d'échéance de la lettre de confort émise par le fonds d'investissement américain. Date jusqu'à laquelle le Passé la clôture du présent exercice comptable, King Street se lavera les mains des besoins économiques du club.

Compte-tenu de sa circulaire du 12 novembre 2020, la DNCG ne devrait pas frapper les Girondins au cœur avant cette date non plus : «  Pour la saison 2020-21, tout club qui ferait l'objet d'une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire ouverte avant la reprise des Championnats 2021-22 ne sera pas automatiquement rétrogradé dans la division inférieure s'il bénéficie d'un plan de sauvegarde, d'un plan de redressement ou d'un plan de cession homologués par le tribunal compétent avant cette même échéance. Cette dérogation au caractère automatique de la rétrogradation ne remet nullement en cause la compétence de la DNCG en matière de contrôle financier des clubs et ne préjuge en rien des décisions qu'elle est susceptible de prendre ».

Mi-juillet : le tribunal va trancher, la DNCG aussi

Démarrée mi-avril et pour trois mois, la procédure amorcée par Frédéric Longuépée va donner lieu à une décision de justice. Soit une offre de reprise, avec ou sans échelonnement de la dette, est acceptée et Bordeaux peut repartir. Soit les plans de sauvegarde parvenus sur le bureau du mandataire sont jugés insuffisants et les Girondins perdront leur statut professionnel avec un nouveau départ en National 3.

Reste que même un plan de sauvegarde ne suffira pas forcément à éviter la rétrogradation administrative à l'issue du passage qui suivra face au gendarme financier du football français. Surtout si la DNCG décide de faire appliquer le projet avancé dans sa lettre envoyée aux clubs en mars. Cette missive stipulait les informations suivantes : « Au cas où le budget pour 2021-2022 ferait ressortir un déficit d’exploitation qui, à défaut de fonds propres suffisants au 30 juin 2021, serait couvert par des prévisions de plus-values sur mutations de joueurs, des apports d’actionnaires d’un montant équivalent devront être réalisés en début de saison en comptes courants bloqués et/ou en capital afin de sécuriser la situation de votre club ». En clair, en plus de payer ou d'échelonner la dette, les futurs actionnaires devront avoir les reins suffisamment solides pour provisionner le déficit de la saison suivante. Le tout sans n'avoir aucune perspective concernant les droits TV et la billetterie de la saison prochaine.