Girondins : le maire de Bordeaux cartonne King Street… et Alain Juppé
Pierre HurmicCredit Photo - Icon Sport
par Raphaël Nouet
TRAHISON

Girondins : le maire de Bordeaux cartonne King Street… et Alain Juppé

Le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, n'a pas mâché ses mots à l'égard de son prédécesseur mais également envers le désormais ancien propriétaire du FCGB, King Street.

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Le départ brutal de King Street qui a plongé les Girondins de Bordeaux dans une crise profonde a passablement agacé tous les amoureux du club aquitaine. Les anciennes gloires comme Bixente Lizarazu ou Christophe Dugarry ont eu des mots très durs envers le fonds de pension américain, de même que le maire de la ville. Dans l'émission GirondinsideTV, Pierre Hurmic s'est lâché envers King Street mais également son prédécesseur, Alain Juppé, accusé d'avoir accepté le club entre de mauvaises mains.

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"Le pouvoir politique local a été défaillant"

"D’abord nous ne sommes pas encore descendus et j’espère que tout sera fait pour ne pas en arriver là. J’espère que l’équipe aura son sursaut qui permettre d’éviter cette descente. Je ne suis pas surpris de la situation mais peiné. Je ne pensais pas qu’elle arriverait maintenant à quelques matchs de la fin du championnat. Je suis attristé par le manque de paroles de certaines personnes qui nous avaient certifiés être inscrit durablement dans les Girondins. Le pouvoir politique local a été défaillant, il aurait dû dire non à tout ça, il ne l’a pas fait. Il ne faut pas refaire la même erreur."

"Moi, je ne voudrais pas que Longuépée soit l’arbre qui cache la forêt. Des erreurs ont été commises, c’est évident, le logo, le changement de nom... À mon avis, quand les américains sont intervenus dans le rachat, je ne pense pas que changer de nom étaient leurs priorités. Les Girondins ont 140 ans, ils s’appellent les Girondins de Bordeaux. À chaque fois que j’ai eu des contacts dans le cadre des réunions de médiations, j’ai demandé que le club retrouve son nom initial, les Girondins de Bordeaux. C’est notre patrimoine, notre histoire et je trouve ça d’une maladresse inouïe de changer le nom et le logo du club. Je pense qu’il faut que l’on se soude les uns et les autres pour se projeter vers l’avenir pour éviter que ce type de gestion soit à nouveau imposé."

"King Street est toujours à la manœuvre même si le tribunal de commerce a été saisi, le challenge est de dire ce que l’on ne veut plus. Et ce que l’on ne veut plus, ce sont des fonds de cette nature, une financiarisation outrancière du football, un mépris pour les supporters : tout ça on n’en veut plus. Soyons vigilant pour ne pas trouver un repreneur dans la même lignée qui trouve en le football, une source de revenus et non un réel projet sportif que Bordeaux n’a jamais eu sous l’ère King Street. Il faut se battre dans les jours qui viennent, le dossier va aller relativement vite, je pense que tout esprit d’unité doit se manifester de façon très forte."