Gérard Lopez
Gérard LopezCredit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
VERITES

Girondins : la crise, le Mercato, l'avenir du club... Gérard Lopez sort du silence

Face à la situation sportive compliquée des Girondins de Bordeaux (18e de L1), Gérard Lopez est sorti du silence dans L'Equipe. Tout juste de retour des Etats-Unis, l'homme d'affaire hispano-luxembourgeois avait des messages à passer.

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Sur la situation actuelle

« Lorsqu'on poursuit un objectif, ça ne sert à rien de prendre des décisions à la va-vite parce qu'il y a de la pression extérieure. Est-ce qu'on penserait qu'on serait 18es ? Non, c'est inacceptable. J'ai toujours dit qu'on allait jouer la première partie de tableau et je persiste à dire que c'est ce à quoi je m'attends. Mais l'inquiétude, c'est presque un aveu de ne pas être capable d'actionner quelque chose ».

Sur la défaillance des leaders du vestiaire

« Je ne pense pas qu'ils ont fait le maximum parce que l'équipe n'a pas fait le maximum, le coach non plus et moi non plus. Sinon, on ne serait pas 18es. Aujourd'hui, je ne protège personne et je ne critique personne. Les joueurs d'expérience doivent faire plus mais il faut aussi que les jeunes commettent moins d'erreurs. On est tous en-dessous de ce qu'on est capables de donner ».

Son soutien à Vladimir Petkovic

« Je n'ai pas vocation à être directeur sportif ou entraîneur. Si je voulais un rôle plus important, je serais en train de casser quelque chose. Et ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, ma confiance envers l'entraîneur et le directeur sportif est absolue parce que je sais où on va et je sais comment on y va. J'ai mon rôle à jouer et je suis prêt à le jouer plus. Mais que j'aille au-delà, certainement pas. Ça fragiliserait le projet (…) Il y a un paquet de monde qui n'arrête pas de faire l'analogie entre notre première saison ici et celle à Lille. Ça n'a rien à voir. À Lille, on a eu affaire à un entraîneur qui, à un moment donné, a décidé de ne pas être dans le projet et de faire ses trucs à lui (Marcelo Bielsa). Ce ne sont pas les résultats qui ont mis fin à cette collaboration. C'est la manière de travailler ».

Sur le Mercato à venir

« Il y a peut-être certains ajustements à faire mais ce qu'il faut, surtout, c'est que les joueurs qu'on a pris rentrent vraiment dans le rythme (…) Les contraintes sont les mêmes que cet été, il faut des sorties pour des entrées. Ça ne me pose pas de problème. Il faut que le club soit géré sur le très long terme. On est dans une économie du football où il faut faire plus attention à ce que l'on fait ».

Sur l'avenir du club

« Aux Girondins, non seulement le budget est bouclé pour cette saison, sans vente de joueurs. Mais il est aussi quasiment bouclé pour la saison prochaine. On ne peut pas se permettre d'aller chercher des joueurs à 20 M€ mais on a tout ce qu'il faut pour travailler (…) On a simplement affaire à un club qui a un budget (115 M€) élevé par rapport à d'autres clubs. Si on avait le 12e budget de L1, on serait passés sans mesure. Couvrir ce budget, c'est une autre paire de manche ».

Sur l'arrivée d'un nouveau partenaire financier

« Comme je l'ai dit, le budget est bouclé, à partir de là... Maintenant, est-ce que des partenaires stratégiques qui pourraient nous permettre de passer un palier nous intéresseraient ? Oui mais ça ne signifie pas nécessairement une entrée dans le capital. Il peuvent venir pour d'autres projets, la reprise du stade ou autre chose. Une vente du club dès l'été prochain ? Ça me vexe par rapport au travail qui est fait par beaucoup de gens au sein du club. Ça me vexe pour le club. »

Gérard Lopez se confie

Face à la situation sportive compliquée des Girondins de Bordeaux (18e de L1), Gérard Lopez est sorti du silence dans L'Equipe. Tout juste de retour des Etats-Unis, l'homme d'affaire hispano-luxembourgeois avait des messages à passer.