ASSE, FC Nantes, PSG, OM, OL : une chasse aux sorcières se prépare suite au fiasco Mediapro !
Vincent LabruneCredit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
DROITS TV

ASSE, FC Nantes, PSG, OM, OL : une chasse aux sorcières se prépare suite au fiasco Mediapro !

A l'initiative d'un député LREM, une Commission d'enquête parlementaire pourrait s'ouvrir le mois prochain pour tenter de faire la lumière sur le fiasco Mediapro.

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Au bord du précipice après le fiasco du dossier Mediapro, la LFP a lancé son appel d'offres pour vendre en urgence les droits de sa Ligue 1. Une situation qui, quoi qu'il arrive, provoquera de la casse au sein des clubs. Au plus haut niveau de l'Etat, on suit de près l'évolution du dossier aux vues des enjeux économiques.

Comme le rapporte Le Parisien, une commission d'enquête parlementaire est dans les tuyaux afin de comprendre comment on a pu en arriver là en confiant l'avenir du football français à un seul acteur économiquement. Rappelons que Mediapro s'était engagé à verser 814 M€ par an jusqu'en juin 2024 et que le manque à gagner est colossal à tous les niveaux alors que certains dirigeants avaient déjà budgétisés ces entrées d'argent.

Les députés et sénateurs veulent comprendre le couac Mediapro

Menée par le député LREM des Alpes-Maritimes Cédric Roussel, qui a lancé ses auditions dès l'automne 2020, l'enquête doit établir les manquements qui ont conduit à cette faillite. Si Didier Quillot (ex-DG de la LFP), Jean-Michel Aulas (OL), Jacques-Henri Eyraud (OM), Bernard Caïazzo (ASSE), Noël Le Graët (FFF) ou encore Maxime Saada (Canal+) ont déjà été entendus, d'autres acteurs ont refusé l'audition. Notamment ceux de Mediapro, beIN Sports, RMC Sport ou encore l'ancienne présidente de la LFP Nathalie Boy de la Tour.

Pour l'heure, cette commission d'enquête n'est pas encore validée. Elle doit encore être débattue, la semaine prochaine, au sein du bureau du groupe La République en Marche de l'Assemblée nationale, puis discutée et votée en séance publique. Si toutes ses étapes sont validées, l'enquête démarrera en février prochain et pourrait durer jusqu'à six mois.