ASSE, FC Nantes, PSG, OM : une nouvelle preuve terrible du gouffre créé par le fiasco Mediapro
Loïc FéryCredit Photo - Icon Sport
par Julien Pédebos
INCIDENCE DRAMATIQUE

ASSE, FC Nantes, PSG, OM : une nouvelle preuve terrible du gouffre créé par le fiasco Mediapro

Loïc Féry, le président de Lorient, a tiré à son tour la sonnette d'alarme sur les ravages du Covid et du fiasco Mediapro dans son club.

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C'est une situation bien difficile que traverse la France du football avec la conjonction de deux graves crises. En plus de la crise sanitaire, le fiasco Mediapro, qui n'a plus payé ses droits à partir du mois d'octobre, a plombé les finances des clubs français comme jamais.

Nouvelle démonstration avec les propos de Loïc Féry, le président de Lorient qui s'est confié dans une interview au Telegramme. « Aujourd’hui la situation très préoccupante menace aussi le FC Lorient, avec une perte prévisionnelle de 25 M€. Depuis le mois d’octobre 2020, le FC Lorient subit une baisse de 57 % de ses revenus (hors vente de joueurs) attendus sur la saison en cours. Ceci par rapport à un plan de marche budgétaire qui était pourtant conservateur. Comme tous les clubs de Ligue 1, nous sommes frappés en six mois par deux facteurs complètement hors de notre contrôle et qui mettent la solvabilité du club en péril, avec une impasse de trésorerie au deuxième trimestre. »

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Féry demande aussi une baisse des salaires

Il faut dire que de son propre aveu, l'annonce de ces nouveaux droits télé en hausse avait conduit à un budget ambitieux, notamment en matière de Mercato, qui se paie cher. « Nous avions un plan de marche à l’équilibre qui reposait sur des hypothèses précautionneuses. C’est-à-dire sur la base des droits TV contractuels à la 17e place et l’hypothèse d’une jauge à 5.000 personnes perdurant toute la saison (ce qui semblait conservateur en septembre dernier). Rappelons enfin que comptablement, les investissements liés au mercato s’échelonnent sur quatre à cinq ans. Ce n’est pas le mercato qui a mis le club en difficulté, mais la baisse de 57 % des revenus, à savoir les impacts de la crise sanitaire sur les droits TV et la billetterie et les hospitalités. »

L'une des solutions pour limiter les pertes pourrait donc passer par la baisse des salaires des joueurs. Loïc Féry l'appelle en tout cas de ses vœux. « Les salaires des joueurs sont ce qu’ils sont aujourd’hui car les droits TV et les revenus des clubs permettaient de les payer. Du fait de la crise sanitaire, maintenant que ces revenus baissent de presque 60 %, il serait logique que les salaires des joueurs évoluent, car ils représentent la plus grosse partie des charges d’un club comme le FC Lorient. »