ASSE – OM (0-2) : les trois enseignements majeurs du duel Sainté-Marseille

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Ce soir, au stade Geoffroy-Guichard, l’ASSE accueillait l’OM. Résultat, une victoire marseillaise (2-0) et des enseignements à retenir.

Payet en forme olympique

On le sait, ça devient une habitude. Dimitri Payet, leader technique de l’OM et capitaine, multiplie les bonnes performances. Seule exception, et elle est majeure cette saison, le Réunionnais ne semble connaître aucun coup de mou. Ce soir, dans un chaudron qu’il a bien connu en tant que joueur de l’ASSE, Payet a tout d’abord offert un récital sur le côté gauche de la surface de réparation des Verts. Eliminant avec facilité Yann M’Vila, il attendait intelligemment que Stéphane Ruffier anticipe son centre pour placer, d’une frappe du pied gauche, le ballon au fond des filets. Un but sublime, un de plus. Pour un Payet qui porte plus que jamais l’OM dans les hauteurs de la Ligue 1. En seconde période, alors que sa formation se contentait de défendre, c’est encore Payet qui servait Sanson, à l’origine du décalage pour le second but de Radonjic (87e).

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Les Verts brouillons, encore et toujours

Claude Puel, l’entraîneur de l’ASSE, avait décidé d’aligner un sérieux quatuor offensif avec une ligne de trois, Hamouma, Diony, Bouanga, tous soutenus par Khazri. de la volonté au départ, mais que de déchet à l’arrivée. Pour une raison simple : les Stéphanois ratent presque systématiquement la dernière transmission. Résultat, alors qu’ils étaient vite menés au score, les Verts n’ont eu qu’une occasion à s’offrir sur une frappe de Diony (38e). Rien d’autre. Exemple frappant au retour des vestiaires avec Aholou (qui avait remplacé Cabaye), incapable de lancer Khazri, parti en profondeur et…jamais servi. Ce soir, et à domicile, les Verts ont une nouvelle fois sombré. La fin de saison est ô combien inquiétante.

Un monde d’écart

Alors qu’ils menaient au score, les hommes de Villas-Boas ont parfois reculer. Trop reculer, même. Sans aucune conséquence toutefois, en raison d’éléments solides et toujours bien placés. Pour illustrer ce propos, comment ne pas louer le travail de Kamara, le positionnement de Rongier et la solidité de Amavi, jamais avare de coups distribués. Comment ne pas mettre en exergue la défense, toujours bien alignée, et un Caleta-car qui ne panique jamais lors des duels. Du costaud, en somme, et beaucoup plus de sérénité que le onze stéphanois, maladroit on l’a dit, sans idée, sans solutions et (trop) vite mis à mal à chaque changement de rythme de l’adversaire. L’OM est dauphin du PSG, les Verts à la 15e place. On s’en est aperçus ce soir…

Benjamin Danet

Journaliste et Directeur Général de But!