Girondins : Hurmic, le nouveau maire, s’inquiète d’un dépôt de bilan

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Invité sur RMC, l’édile de Bordeaux craint que les Girondins déposent le bilan. Il souhaite également un changement de président chez les Marine et Blanc. 

Chez les Girondins, c’est le sauve-qui-peut. Samedi dernier, les supporters ont défilé pour exprimer tout leur mécontentement à l’égard de leur direction et de King Street, le propriétaire du club.

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Pierre Hurmic, élu maire de Bordeaux dimanche, doit déjà intervenir pour ramener des réponses aux amoureux du club au scapulaire. À l’instar des supporters, l’édile est inquiet de la situation économique comme il l’a exprimé sur RMC : « Je viens de voir les syndicats de clubs dénoncer l’ingérence du maire de Bordeaux. Il va falloir qu’ils s’habituent, prévient Pierre Hurmic. La seule ingérence qu’ils supportent jusqu’à présent, c’est l’ingérence financière. On les aide, avec le Haillan par exemple. Ça, ça ne les dérange pas. Mais que le maire puisse avoir un point de vue sur l’ambiance qui règne actuellement entre le club et les supporters, ils ne le supportent pas. Il faudra qu’ils s’habituent. »

Avant d’abonder sur le modèle économique des Girondins qu’il ne juge pas viable : « Le modèle économique du foot-business est en train de se casser la figure. Le monde du foot a aussi besoin de stabilité. Ce qui me préoccupe, c’est qu’on s’oriente vers un dépôt de bilan. Je trouve que ça serait un drame. »

Pour les Girondins, Pierre Hurmic souhaite rencontrer King Street et le départ de Longuépée

Pour éviter le drame, Pierre Hurmic souhaite rencontrer King Street. Le fonds de pension n’a toujours pas déclaré ses intentions pour la saison à venir : « Je pense que pour King Street, aux Etats-Unis, les Girondins et le maire de Bordeaux, c’est peanuts. Ils ont un représentent local, je vais demander à le rencontrer pour voir s’il y a moyen d’avancer, pour connaitre ses intentions sur le devenir du club. Le club est-il en vente comme certains le disent ? Ou à la limite du dépôt de bilan comme d’autres le disent ? »

En conflit avec la direction, les supporters veulent le départ de Longuépée, président des pensionnaires du Matmut Atlantique. Sur ce point, l’édile s’est aussi montré catégorique et a tancé l’actionnariat : « Je ne peux pas accepter que le président du club se soit mis à dos les Ultramarines. On a la chance d’avoir un groupe de supporters plutôt exemplaire. Ils ont réussi à se les mettre à dos. J’étais avec eux samedi quand ils ont manifesté. Ils étaient 3.000. Il y a un malaise. Si M.Longuépée et King Street sont incapables de déchiffrer le malaise, je vais les aider à le faire. »

Pour Pierre Hurmic, c’est l’attitude de Frédéric Longuépée qui pose problème. « Si c’est pour remplacer Longuépée par un Longuépée bis… Je ne souhaite pas trop personnaliser autour de M.Longuépée. Je veux vraiment avoir des assurances pour qu’ils mettent un président qui n’a pas l’arrogance de M.Longuépée avec les supporters. Je n’aime pas donner l’impression du nouveau maire qui commence à couper les têtes. J’entends la revendication des Ultramarines. Je vais me faire le porte-parole de ce malaise. Un actionnaire comme King Street ne peut pas se permettre le luxe de se mettre à dos en même temps les supporters du club et le maire de la ville. Ça sera difficile. A un moment donné, le maire doit taper du poing sur la table. C’est le rôle des politiques. » Aux Girondins, l’été s’annonce très chaud…