par Raphaël Nouet

Girondins : les Ultramarines en remettent une couche sur Ramé et Deveseleer

Après avoir déjà tenu des propos assez durs à l'encontre d'Ulrich Ramé et Alain Deveseleer, un représentant des Ultramarines en a remis une couche.

Le torchon brûle entre le principal groupe de supporters des Girondins de Bordeaux, les Ultramarines, et deux dirigeants, le directeur technique, Ulrich Ramé, et le directeur général, Alain Deveseleer. Après une première salve au micro de France 3 Nouvelle Aquitaine, l'un des représentants des Ultras, Florian Brunet, a ressorti le lance-flammes lors d'une interview à la radio RIG.

“Si on a pu parler avec Ulrich Ramé cette saison ? Oui, on a eu de nombreuses discussions avec lui. Mais vous avez bien lu ou entendu qu’on a un gros souci avec lui. En termes sportifs, il faudrait savoir exactement sur quels choix il a pesé ou non, et on n’a pas ces éléments. Nous, on juge plus l’homme, ses attitudes. Et que ce soit sur le cas Cédric Carrasso, les crises sportives ou son comportement avec nous à Monaco, après les critiques publiques qu’on a émises contre lui et qu'il a très mal prises... Alors, on ne le brûle pas sur la place publique, mais on se pose des questions sur lui... Le rencontrer encore ? Chaque chose en son temps, rencontrons déjà Stéphane Martin…”

“Deveseleer a franchi le point de non-retour”

“Alain Deveseleer ? Pour nous, il fait partie du passé, on ne veut plus en entendre parler, et tant qu’il sera là quelque chose n’ira pas. On demande son départ depuis des mois, et on se battra pour que son départ soit officiel. Pourquoi ? Pour haute trahison. Quand le club a été convoqué devant la commission de discipline de la LFP, après Bordeaux - Marseille et nos 30 ans, il nous a enfoncés, alors qu’on attendait un minimum de soutien de sa part, car on travaille ensemble depuis 20 ans et qu’en face il ne nous fait que des sourires.”

“Mais on a eu le procès-verbal de l’audition, car notre avocat, Maître Barthélemy, y a assisté. On a donc des preuves de ce qu’a dit Deveseleer, parlant de difficultés à nous gérer et de la trop grande place qu’on prend dans le club. Pour nous, il a franchi le point de non-retour, mais ça faisait déjà plusieurs années que ses attitudes nous déplaisaient. D’autant plus qu’on est quasiment sûrs qu’il est très déçu de ne pas avoir eu la présidence après le départ de Jean-Louis Triaud, et qu’il a tout fait pour que l’intégration de Stéphane Martin soit difficile.”

R.N.