FC Nantes : les vainqueurs et les perdants de la concurrence instaurée en début de saison

Les nombreux renforts enregistrés par le FC Nantes lors du dernier mercato annonçaient une concurrence accrue. Après trois mois de compétition, quels sont les vainqueurs et les grands perdants de l’effectif des Canaris ?

Vizcarrondo, le retour du taulier

Titulaire au sein d’une des meilleures défenses de Ligue 1 la saison passée, Oswaldo Vizcarrondo a pourtant pris place sur le banc en début de championnat. La faute à un retour tardif après la Copa América, ainsi qu’aux prestations encourageantes de Koffi Djidji en pré-saison. Mais à mesure que celui-ci déclinait (le joueur de 22 ans a souffert contre Saint-Étienne, Rennes et Bordeaux en septembre), l’international vénézuélien est revenu dans les petits papiers de son coach, qui l’a titularisé face au PSG. Depuis, même s’il ne deviendra jamais Usain Bolt, Vizca apporte sa sérénité à l’arrière-garde et vient même de décrocher une prolongation de contrat.

Les recrues ont gagné la bataille des ailes

En inscrivant l’unique but d’une précieuse victoire contre Reims (1-0) le 22 août, pour ce qui constituait sa première apparition sous le maillot nantais, Ermir Lenjani avait pris un excellent départ. Mais son expulsion à Bordeaux la semaine suivante l’a stoppé dans son envol. Wilfried Moimbé, de retour de blessure, a profité de ce laps de temps pour reconquérir le flanc gauche de la défense. Son apport offensif, matérialisé par cette passe décisive à destination d’Adrien Thomasson contre Caen, en fait aujourd’hui l’une des bonnes pioches du mercato. À droite, Youssouf Sabaly s’est lui aussi imposé aux dépens d’un Léo Dubois prometteur, mais moins régulier.

Birama Touré, l’invité surprise

Le poste de milieu axial est peut-être celui auquel Michel Der Zakarian dispose du plus grand nombre de solutions. Lucas Deaux, Rémi Gomis, Valentin Rongier, Adrien Thomasson et Birama Touré peuvent y évoluer. À la surprise générale, c’est le dernier nommé qui s’y est imposé, disputant douze matches en tant que titulaire sur les treize premières journées de championnat. Son erreur face à l’OM ne suffit à ternir le bilan satisfaisant de l’international malien, revenu cet été de son prêt à Brest dans un certain anonymat. Rongier avait lui aussi gagné sa place avant sa grave blessure au genou. Derrière lui, la chasse est désormais ouverte.

Adryan n’a pas résisté à la tornade Bammou

C’est triste à dire, mais la meilleure mi-temps disputée jusqu’à présent par Adryan sous le maillot du FC Nantes reste la toute première en match officiel. Contre Guingamp lors de la journée d’ouverture du championnat, le meneur de jeu brésilien avait laissé entrevoir de belles qualités techniques et une disponibilité que la suite n’a malheureusement pas confirmées. Adryan fait en outre les frais du retour en grâce de Yacine Bammou, dont le grand mérite fut de se montrer décisif lors de chaque apparition (4 buts entre la 8e et la 13e journée). L’international marocain a su se rendre indispensable à un poste de neuf et demi qui lui va bien.

Entre Sightorsson et Sala, le moins pire l’emporte

Le président des Canaris Waldemar Kita pensait bien, en recrutant non pas un mais deux avant-centres lors du mercato festival, se prémunir contre tout échec. Hélas, ni Kolbeinn Sigthorsson ni Emiliano Sala ne donnent pour l’instant satisfaction. Des deux hommes, l’attaquant argentin est sans doute celui qui travaille le plus sur le terrain, mais sa combativité ne masque pas une maladresse récurrente à l’approche du but adverse (aucun but en neuf apparitions). Son compère islandais ne fait pas beaucoup mieux, à ceci près que lui a ouvert son compteur à Nice. Et que son prix d’achat oblige MDZ à se montrer plus patient à son égard…