L1 – Best-of : le Top 10 des Bad Boys du championnat

A l’arrivée de Joey Barton à la fin du mois d’août, « But ! National » avait établi son Top 10 des « affreux » du championnat. Bien avant son coup de sang sur un journaliste de L’Equipe, Cyril Jeunechamp était déjà présent…

But! National N°51. Cyril Rool (1993-2010), le recordman

 « En France pour prendre un carton, il suffit d’éternuer », se plaignait-il du temps où il écumait les terrains de l’Hexagone. Entre bagarres et tacles appuyés, le natif du Pertuis a récolté la bagatelle de 187 cartons jaunes et 27 rouges. Il faut dire que de Bastia à Marseille en passant par Nice ou Bordeaux, Rool a fait le tour des clubs propices à l’engagement total.

2. Eric Cantona (1983-1991), le Prince

Avant de devenir le « King » du coup de pied à la glotte en Angleterre, Eric Cantona était le « Prince » des Bad Boys en Ligue 1. Insultes au sélectionneur de l’époque Henri Michel, coup de colère à Marseille, bagarre de vestiaire avec Lemoult à Montpellier et clash avec les « idiots » de la Commission de Discipline à Nîmes… Un vrai travail d’orfèvre.

3. Patrick Blondeau (1987-2005), le bagarreur

Adepte des soirées arrosées et des passages au commissariat, l’enfant des quartiers nord de Marseille s’est souvent distingué dans la rubrique fait divers. Plusieurs de ses faits d’armes sont restés célèbres : son coup de boule à un CRS casqué à Bologne, sa rixe avec Marcelo Gallardo dans le tunnel du Vélodrome … La sécurité sociale l’a même attaqué en justice, c’est dire son pedigre !

4. Eric Di Méco (1980-1998), la faucheuse

Si aujourd’hui il est passé derrière les micros de RMC pour envoyer des tacles, Eric Di Méco n’a pas foncièrement changé de métier. Possédé à chaque OM-PSG et PSG-OM, l’ancien Minot a popularisé les attentats au genou, les « crampons visés de 18 millimètres » et le catogan. Assurément le défenseur du début des années 90.

5. Pierre Bianconi (1982-1993), le méconnu

« O Pé » est une histoire corse. Colères, bagarres, coups de tête, arbitres molestés, suspension… De Bastia à Paris, Bianconi aura fait parler de lui. Proche du milieu nationaliste, le défenseur a disparu le 28 décembre 1993, à l’âge de 31 ans, sans qu’on ne retrouve jamais son corps. Probablement un règlement de compte. La légende prétend qu’il est enterré sous la tribune Est de Furiani.

6. Raymond Domenech (1970-1987), l’usurpateur

Accusé de « boucher » pour avoir cassé la jambe d’Helmut Metzler, « Raymond la Science » était en fait innocent. C’était son coéquipier Baeza qui avait commis la faute. Qu’à cela ne tienne, l’ancien sélectionneur a joué sur cette image de méchant durant toute sa carrière.

7. Cyril Jeunechamp (1997- ?), le vétéran

Comme son ami Cyril Rool, il a parfois été victime de sa réputation et de son sang chaud. Mais le latéral montpelliérain (36 ans) culmine quand même 129 cartons jaunes et 18 rouges en 491 matches professionnels. En novembre dernier, sa carrière a pris un nouveau tournant avec une suspension d’un an pour avoir frappé un journaliste de L’Equipe.

8. Emir Spahic (2009-2011), le voyageur

En deux ans à Montpellier, le capitaine bosnien a eu le temps de se faire connaître. D’abord comme un défenseur de talent. Puis comme un teigneux aux coudes baladeurs. 17 matchs de suspension cumulés pour sa dernière année. De quoi faire grincer des dents Louis Nicollin…

9. Franck Jurietti (1997-2010), l’international express

International à jamais pour cinq petites secondes, « Francky » restera à jamais le symbole « rugueux » du Bordeaux de Ricardo où il aura pu côtoyer diverses sources d’inspirations (Jemmali, Rool, Henrique).

10. Juan Angel Krupoviesa (2008), l’éphémère

A sa manière, il aura marqué l’Histoire de l’OM. Prêté par Boca Juniors où il trainait une réputation de découpeur, « Krupo » ne sera resté que six mois en Ligue 1, jouant seulement six rencontres et trouvant le moyen de se faire exclure pour son premier match face à Rennes.

Alexandre CORBOZ

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