par Alexandre Corboz

Ligue 1 : Et si nos arbitres se mettaient (enfin) au niveau ?

On est en effet en doit de se poser la question.

Car, autant être clair, on veut bien tout entendre : il est difficile de tout voir, l'erreur est humaine, il y a tellement de pression...Ce genre de propos, on le lit depuis des lustres, et notamment lorsque les arbitres commettent de vraies boulettes. Une chose a néanmoins changé dans le football moderne : il n'est plus un entraîneur, ni même un joueur, qui peut dire à un homme en noir (ou en jaune, merci la poste) qu'il est mauvais. Qu'il  se trompe, qu'il  est à côté de la plaque. Or, ce week-end, nous avons eu droit à un véritable festival. D'erreurs et d'appréciations douteuses. Dès vendredi soir d'ailleurs, avec une main évidente, mais oubliée de Thiago Silva, qui aurait dû permettre aux Girondins de Bordeaux, alors menés 1-0 par le PSG, d'obtenir un pénalty. Mais que dire de la soirée de samedi ! Si les arbitres avaient leur propre festival, il aurait été compliqué d'attribuer la palme...

Guingamp, Valenciennes, Ajaccio...

A Guingamp, notamment. Réussir à siffler deux pénaltys, en moins de 15 minutes, alors que les deux fautes ont lieu en dehors de la surface, c'est un exploit. On notera, tout de même, que si Mickaël Landreau n'en arrête pas un (score finale, 1-1), c'est match perdu pour les Corses à cause des deux erreurs de Monsieur Chapron. A Valenciennes, également. Pour être honnête, on ne mettra pas tout sur le seul Monsieur Kalt, qui, lui, ne pouvait pas voir le coup de coude adressé à Fabien Lemoine. Dès lors, une question : à quoi servent le juge  de touche et le 4e arbitre ? En revanche, c'est bel et bien Monsieur Kalt qui siffle une main de Bayal Sall dans la surface, et pénalty pour Valenciennes, alors que le défenseur des Verts touche le ballon du...ventre. A Ajaccio (2-3 face à Evian), enfin, ou l'un des buts d'Ajaccio souffre d'un léger problème : il y a au départ une main flagrante de Mutu.

Remise en cause attendue

Alors oui, les joueurs n'ont pas à péter les plombs. Oui, les dirigeants se doivent de contrôler leurs nerfs. Mais on en finit par se demander surtout une chose : que les arbitres progressent et qu'ils reconnaissent qu'il est parfois bien difficile de garder ses nerfs face à leurs erreurs. Faute avouée à moitié pardonnée, paraît-il. Et  bien, il est grand temps que ça concerne également cette corporation. Justement protégée, mais qui ne se remet véritablement pas assez en cause.

B.D.

 

Pour résumer

On est en effet en doit de se poser la question.