OL – Mercato : faut-il s’inquiéter de l’exode des jeunes talents lyonnais ?

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En l’espace de quelques jours, l’OL a laissé filer plusieurs espoirs formés au club. Un exode qui pose beaucoup de questions sur la stratégie lyonnaise.

En quelques jours, quatre jeunes pousses estampillés OL ont mis les voiles. Après Amine Gouiri (20 ans, OGC Nice), Théo Ndicka (20 ans, Ostende) et Lucas Margueron (19 ans, Clermont), Paul Devarrewaere (21 ans) va aussi quitter le Rhône. Selon Foot Mercato, le milieu défensif ex-international français moins de 17 ans va s’engager avec le Stade Brestois. Ces dernières heures, le nom de Melvin Bard (19 ans) a aussi beaucoup fait parler, lui qu’on annonce du côté du Bayern Munich.

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L’OL se couvre grâce à l’instauration de pourcentages à la revente

Hormis Gouiri, vendu pour 7M€ auquel peut s’ajouter 15% sur la plus-value d’un éventuel futur transfert, les pensionnaires du Parc OL pratiquent ont mis en place une nouvelle politique. Ils laissent partir leurs espoirs libres en incluant un pourcentage à la revente. Cette tactique permet au board lyonnais de s’assurer une rentrée d’argent si le joueur perce à haut-niveau. Mais, cette stratégie ne convainc pas les supporters des Gones. Sur les réseaux sociaux, plusieurs sont déçus par la politique actuelle du club.

Dans son essence, l’OL a toujours été un club formateur. Ces dernières années, c’est grâce à sa pouponnière que les résultats sont restés constants. Surtout, la mise en valeur d’espoirs a toujours permis de soulager les finances rhodaniennes (Benzema, Lacazette, Fékir, Diakhaby, Umtiti…). La vente programmée d’Houssem Aouar pourrait être une des dernières à noter dans les prochaines années.

Le départ de Tolo Volage a-t-il créé une perte d’identité ?

Cette année, sous la pression populaire, Rudi Garcia a lâché dans le grand bain Maxence Caqueret (20 ans) et Ryan Cherki (16 ans) pour mettre en valeur la formation « made in » OL. Avec un effectif court à cette période en raison des blessures, l’ancien coach de l’OM espérait ainsi se mettre dans la poche le public du Parc OL. C’est raté, la séduction est vaine tant les heurts passés ont été forts.

Auprès des jeunes pousses, aussi, le rapport ne passe pas. Amine Gouiri a souhaité s’en aller devant les miettes laissés par Rudi Garcia. Le buteur a participé qu’à cinq rencontres avec les professionnels toutes compétitions confondues. Les perspectives d’avenir étaient bouchés pour lui avec les venues de Toko-Ekambi et de Tino Kadewere. Le natif de Bourgoin-Jallieu a préféré tenter de lancer sa carrière sur la Côte d’Azur.

Maintenant, les « baby » gones osent rapidement quitter le nid. Dix ans en arrière, Bryan Bergougnoux et Anthony Mounier, attendaient leur 22 et 23 avant de mettre fin à leur rêve de porter la tunique lyonnaise sur la durée. Pressés, les jeunes actuels sont prêts à s’émanciper plus rapidement.

Le départ de Tola Vologe pour le Groupama Training Center pourrait laisser des traces dans l’avenir. Séparés des professionnels, les équipes de jeunes lyonnaises s’entraînent à quelques kilomètres des grands. À l’époque, dans l’exiguë Tola Volage, les gamins touchaient de près leurs idoles. Forcément, la filiation était plus évidente. L’honneur de porter le maillot des Gones à haut niveau était viscéralement ancré dans le coeur. Face à la concurrence, à la personnalité du coach, l’OL forme toujours aussi bien pour en faire profiter les autres clubs en Ligue 1 ou à l’étranger.