OL – Nice (3-3) : ambiance, Lacazette, défense… Les 3 choses à retenir de la der de la saison

Malgré un csc de Maxime Le Marchand et un doublé d’Alexandre Lacazette, l’Olympique Lyonnais a été accroché par l’OGC Nice (3-3) ce samedi soir pour la dernière au Parc OL.

Lacazette, un 100e pour écrire sa légende

Pour ce qui était sans doute le dernier match d’Alexandre Lacazette avec son club formateur, le n°10 lyonnais a eu droit à des applaudissements nourris au moment de l’annonce des équipes. Sur le pré, “Gwada” a fait parler la poudre pour la 27e fois et la 28e de la saison, battant son record de but en Ligue 1 réalisé il y a deux ans. Pour l’histoire, il s’arrêtera également à 100 buts en championnat… Et au quatrième rang des buteurs lyonnais juste derrière Serge Chiesa, Bernard Lacombe et Fleury Di Nallo. Ses larmes après le but du 3-2 traduisent bien l’amour qu’il portait à son club formateur. Sa sortie à la 85e fut dignement célébrée.

Pas de fronde contre Genesio mais un public agacé

On s’attendait à une fronde anti-Genesio, il n’y en a pas eu. En revanche, les messages de défiance se sont multipliés dans les kops. “Joueurs, staff, dirigeants, prenez vos responsabilités !”, “Pour la saison de nos 30 ans, mettez-vous au diapason : de la fierté, des projets et de l’ambition !” pouvait-on lire chez les Bad Gones. En Sud, on énumérait les défaites sous le hashtag “Merci” avant une dédicace au niveau ministre de la défense Gérard Collomb : “Collomb ministre : enfin un titre national !” et un ultime message interpellant Jean-Michel Aulas : “Président : à quand une vraie politique sportive ?”. Dans cette soirée électrique où les supporters n’ont toutefois pas cessé de chanter, on notera qu’un mouvement de foule a éclaté au milieu du Virage Nord en première période. La fête ne fut pas aussi belle que JMA l’espérait.

Un Lyon encore sans défense

Comment souvent cette saison, la défense de l’OL a plié. Une fragilité qui aura coûté la Ligue des Champions aux Rhodaniens et une meilleure sortie cette saison. Face à Nice, c’est d’abord Anthony Lopes qui s’est déchiré sur une sortie loin de ses buts avant que le flanc droit ne flanche dans son repli défensif sur le second but du grec Donis et qu’un ultime penalty de Jean-Michael Seri ne prive Lyon d’une ultime victoire. Quand il faut marquer quatre buts pour s’imposer, c’est forcément compliqué…

Alexandre CORBOZ, au Parc OL.

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008