L’instant OM : le Clasico ou la grand-messe des impuissants

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Supporter de l’OM devant l’éternel (qui, pour lui, s’appelle Raymond Goethals), Raphaël Nouet revient chaque mercredi soir sur l’actualité chaude de son club de cœur.

“Nous y voilà ! Notre tant redouté rendez-vous bi-annuel avec le QSG est pour dimanche. Son armée mexicaine veut faire croire que les matches contre l’OM sont importants. Ça doit certainement correspondre à une prime dans son contrat… Les médias vont en faire des tartines toute la semaine, comparer les deux géants du football français, les seuls à avoir gagné des Coupes d’Europe, même si l’une n’existe plus depuis vingt ans (d’ailleurs, pourquoi ne pas intégrer le Stade de Reims, vainqueur de la Coupe Latine 1953 à ce club fermé si l’on compte les compétitions oubliées ?!).

N’en doutez pas, chers amis supporters marseillais, les Parisiens ne se manqueront pas dimanche, malgré le plan de Villas-Boas ou l’ardeur de notre équipe. Ils sont au-dessus, trop forts. Tellement qu’ils n’ont rien à faire chez nous mais, que voulez-vous, Angel Di Maria préfère mettre des lobs devant des gradins clairsemés à Nice plutôt que de se battre pour être titulaire au Real Madrid.

Thiago Silva préfère être un monstre en L1 plutôt qu’un bon défenseur dans le Calcio. Et le gentil Kylian Mbappé préfère les succès faciles mais oubliables aux exploits incroyables avec son club formateur.

Défaite, donc, il y aura dimanche soir. Et le lendemain, les journaux, les télévisions et les radios nous assommeront avec cette formidable équipe parisienne, capable cette année de gagner la Champions League. Pour de bon. Sans rire. Parce que, c’est fois, c’est comme les autres saisons, mais ils ne se louperont pas. Parce qu’une remontada, ça va, deux, ça va, trois, ça va, quatre… Arrêtons le délire et allons direct au scoop : le QSG ne gagnera pas la C1.

Parce que je suis un supporter marseillais, donc frustré, donc pas objectif ? Sans doute. Mais ceux qui disent qu’un club aussi artificiel peut gagner la Champions League sont des supporters parisiens, donc frustrés, dont pas objectifs. Ce club n’a pas d’âme. Il a été créé parce que des stars en ont pris plein les yeux un soir d’Ajax-Benfica en 1969 à Colombes. Ils se sont dits qu’ils voulaient la même chose. Dès la conception, ça manquait de passion.

Il faut être magicien pour qu’un club aussi mal né et mal géré gagne quand même !

Le football étant déjà bien implanté partout, il a fallu faire des petits arrangements entre amis pour faire en sorte que le bébé puisse direct aller dans la cour des grands. Ça va des subventions municipales énormes aux conflits d’intérêts (le diffuseur de la L1 qui devient propriétaire du club, et plutôt deux fois qu’une !) en passant par des affaires étouffées (caisse noire qui a coûté sa place à Hechter alors que le même scandale a plombé l’ASSE, primes déguisées sous l’ère Canal…). Et puis, il y a cette cerise sur le gâteau – ou dans le derrière des autres clubs… -, avec les Qataris qui dopent le budget de sorte qu’il est six fois supérieur à celui de la moyenne de L1.

Le PSG est privilégié, depuis toujours. Paris est magique, qu’ils disent… Ça, c’est sûr ! Il faut être magicien pour qu’un club aussi mal né et mal géré gagne quand même ! Mais le foot a cela de beau qu’il ne s’offre pas au premier venu. En C1, nos amis parisiens sont impuissants malgré le viagra qatari. Et viendra le jour où même en L1, il ne fera plus effet. Leurs supporters veulent croire que ça y est, ils sont parmi les grands. La blague… Sans l’argent des Qataris, pas de stars, pas de Parc rempli, un merchandising en chute libre, pas de sponsors (déjà que le contrat avec All est une énorme blague !). Retour à la case consternation.

C’était déjà la chute de ma précédente chronique sur ce même match : subissons encore la joie mièvre des Footix de tout bord sans crainte pour l’avenir. Les impostures finissent toujours par être démasquées. Il n’y a qu’un club qui résiste à l’usure du temps en L1. Ce n’est pas le PSG, anonyme quand il n’est pas dopé financièrement, ce n’est pas l’OL, inexistant sans Aulas, ce n’est pas l’ASSE, dont la gloire était collée aux semelles de Roger Rocher. C’est l’Olympique de Marseille. A jamais les premiers, depuis toujours et pour toujours le plus grand club français. »

R.N.

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