L’instant OM : s’il faut en vendre un en janvier, que ce soit Maxime Lopez !

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Supporter de l’OM devant l’éternel (qui, pour lui, s’appelle Raymond Goethals), Raphaël Nouet revient chaque mercredi soir sur l’actualité chaude de son club de cœur.

Ah, quel plaisir, ce vendredi 17 janvier 2020 ! Cette journée a rassemblé tout ce que j’aime : ma femme, mon club, un peu d’Histoire et de la bonne chère ! Au programme, petit tour au Pegasus Bridge, lieu symbolique de Deuxième guerre mondiale, visite de Ouistreham, dîner à La Villa Eugène, juste à côté de d’Ornano, et victoire de l’OM !

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Autant le dire tout de suite, je n’ai pas tremblé un seul instant lors du match. Le public avait beau s’enflammer dès que Granville franchissait le rond central, je ne sentais pas les amateurs en mesure de nous éliminer.

Je savais qu’ils plongeraient dans le dernier quart d’heure et ça n’a pas manqué. Néanmoins, pendant les 90 minutes, j’ai pesté sur le placement de Maxime Lopez, qui jouait systématiquement dans la même zone que Dimitri Payet. Après coup, André Villas-Boas a reconnu qu’il avait tenté un coup tactique en alignant le Minot à droite de l’attaque et le Réunionnais dans l’axe mais que ça n’avait pas marché. Admettons.

Mais ce que je retiens de ce match, comme de tous les autres depuis le début de la saison, c’est que Lopez n’a plus sa place. Si tant est qu’il l’a jamais eue. Entendons-nous bien : j’adore le joueur, sa technique et sa vision à l’espagnole. Mais depuis qu’il a percé chez les professionnels, soit il s’est retrouvé dans une équipe qui balançait, soit dans une équipe qui percutait. Dans les deux cas, il ne sert pas à grand-chose.

D’ailleurs, s’il est sorti du onze, ce n’est pas un hasard. Au milieu, il ne peut pas jouer en sentinelle, n’a pas la qualité de récupération d’un Rongier et celle de percussion d’un Sanson. Devant, il a été précieux contre Lyon sur le côté droit mais face à un adversaire plus faible, il faut des ailiers à la Thauvin ou la Radonjic. A la limite, Lopez pourrait jouer à la place de Payet mais comme AVB a fait du Réunionnais l’homme incontournable de l’équipe, c’est mort.

A partir de ce constat, et étant donné que les finances sont toujours dans le rouge, je pense qu’il serait bon de vendre Maxime Lopez dès cet hiver. Ce serait un bon signe envoyé au fairplay financier, ce serait aussi rendre service au joueur, qui perd son temps à cirer le banc de l’OM, et ce serait l’occasion de recruter quelqu’un qui s’inscrirait plus dans le jeu prôné par Villas-Boas. Qui, avec ce recrutement, ne pesterait pas contre le fait qu’on affaiblit son groupe.

Enfin, ça permettrait à Andoni Zubizarreta de faire jouer ses réseaux en Espagne et de montrer qu’il n’a pas besoin d’un Paul Aldridge pour bien vendre. Bref, voilà qui m’a tout l’air d’un deal gagnant-gagnant. On se lance ?

Raphaël Nouet

Journaliste à But! depuis 2001