OM : déjà de gros couacs à Toulon à cause de Mourad Boudjellal

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Agacé par l’attitude de Mourad Boudjellal, le futur ex président du Sporting de Toulon Claude Joye a dégainé contre l’homme qui veut racheter l’OM.

N’ayant pas apprécié l’attitude de Mourad Boudjellal qui coure deux lièvres en même temps en prenant la tête du SC Toulon (National 2) en même temps qu’il mène un projet de rachat pour l’OM avec des investisseurs étrangers, Claude Joye, l’actuel président du Sporting, a dégainé dans « Var Matin ». Après avoir accusé l’ancien boss du RCT de l’avoir piégé, le dirigeant a expliqué concrètement que Boudjellal mettait déjà en péril son club avec des promesses non tenues.

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Des problèmes avec la DNCG

« Nous avions décalé notre passage à la DNCG au mardi 30 juin pour pouvoir augmenter notre budget grâce à l’arrivée de Mourad Boudjellal. Son nouveau contre-pied nous a empêchés de le faire. Du coup, notre masse salariale reste encadrée au même niveau », a-t-il d’abord glissé, rappelant que Boudjellal n’aurait aucun pouvoir dans l’organigramme tant qu’il ne se désengageait pas de l’OM.

Des promesses économiques revues à la baisse

Autre point qui fait tousser Claude Joye et qui devrait mettre la puce à l’oreille de Frank McCourt, la négociation a posteriori que Boudjellal mène au SCT : « Il n’a cessé de faire baisser la somme concernant le sponsoring qu’il devait amener au club. Au départ, c’était 1,5 M€, puis ce fut 1,1 M€, puis 900 000€ et désormais 700 000€. Quand vous enlevez les 30% de rémunération auxquels il a droit, il ne reste pas grand-chose pour faire des folies ».

Des noms pour faire rêver les foules

Comme pour l’OM, Mourad Boudjellal a vendu du rêve en évoquant des noms. Louis Acariès à la direction pour Marseille, Bafétimbi Gomis ou Pascal Dupraz du côté de Toulon. Des pistes qui rendent aujourd’hui sceptique Claude Joye : « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Chacun son style. Personnellement, je suis plus pragmatique. Je n’aime pas communiquer tant que rien n’est signé. Faire rêver les gens peut entraîner de la déception si rien n’est suivi d’effet. Chacun assumera ses déclarations et ses choix ».

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008