OM, LOSC : Passi, Bielsa, Liverpool… Maxime Lopez vide son sac !

Dans un long entretien à L’Equipe, Maxime Lopez (OM, 19 ans) s’est confié comme rarement à quelques jours d’affronter le LOSC de son ancien coach Franck Passi. Morceaux choisis.

Sur Franck Passi (à qui il n’en veut pas)

« J’ai de très bonnes relations avec le coach Passi. Pourquoi il ne m’a pas lancé ? Cette histoire fait un peu polémique, mais je comprends très bien son point de vue. Il a dit qu’il ne voulait pas me griller ? Jeune, quand on a envie de jouer, on se dit que c’est n’importe quoi. Au final, en y réfléchissant, il n’avait pas tort. Ce n’était pas évident pour le coach Passi, pas par rapport au Vélodrome, mais surtout par rapport au contexte, à l’équipe. On n’était pas au top, on gagnait à peine un match sur deux. Si j’avais été nul en rentrant, on lui serait tombé dessus…Peut-être que si j’avais été entraîneur, j’aurais fait le même choix. »

Sur Marcelo Bielsa (un passage qu’il n’a pas aimé)

« L’année Bielsa a été très dure à vivre, heureusement que j’avais mon frère Julien à mes côtés (…) L’année Bielsa, je me suis dit : « Ca y est, tu vas t’entraîner avec les pros. » Et ce ne fut pas le cas (…) Les gens croient parfois que je suis arrivé en L1 comme une fleur. Mais j’ai galéré et c’est le fait de galérer qui m’a sans doute permis de faire de beaux débuts. Quand Bielsa lance des jeunes comme Bilal Boutobba, j’étais content pour eux,  mais on se pose des questions : « Pourquoi pas moi ? » Tu doutes. En plus, cela venait après l’intérêt de Liverpool, je me posais plein de questions. Est-ce que j’ai regretté de ne pas être parti ? Pendant l’année de Bielsa, oui, parfois. »

Sur la drague de Liverpool

« Les gens de Liverpool m’avaient dit : « Dans cinq ans, tu joues à la place de Coutinho ! » Ils m’ont bien caressé dans le sens du poil. J’ai même rencontré Steven Gerrard, au stade, après le match. J’avais envie d’y aller, mais aussi de rester à l’OM. Partir comme ça, à cet âge et même accompagné de ta famille, c’est très dur. J’avais noté qu’ils avaient une trentaine de jeunes joueurs pros, sans compter les titulaires. Il faut vraiment être prêt mentalement. »

Arnaud Carond