OM : Mercato, chef scout, sénateur… Andoni Zubizarreta en prend pour son grade

OM : Mercato, chef scout, sénateur... Andoni Zubizarreta en prend pour son grade

A l’Olympique de Marseille, le travail d’Andoni Zubizarreta au poste de directeur sportif ne saute pas aux yeux. Apprécié en interne pour sa méthode douce, critiqué de l’extérieur…

Ce dimanche, « L’Equipe » consacre une pleine page à Andoni Zubizarreta, le directeur sportif de l’OM, et sa gestion du Mercato. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Basque ne fait pas l’unanimité. Surtout vers l’extérieur et les agents français qu’il n’apprécie guère.

Un sénateur jovial apprécié en interne

Soulagé par le départ de Rudi Garcia, lequel décidait de tout sur le recrutement jusqu’à présent, « Zubi » se savait jugé sur son été 2019. Dépeinte comme un dirigeant au « style de sénateur jovial et consensuel », connu pour « sa détestation du conflit », Andoni Zubizarreta est certes apprécié des salariés de l’OM, de son président et de la cellule de recrutement dont les rapports « qui terminaient toujours à la poubelle » avec Garcia vont désormais servir à minima.

« Pas un directeur sportif mais plus un chef scout »

Mais Zubizarreta a-t-il vraiment la poigne pour le poste ? Un intermédiaire proche de l’OM n’en est pas sûr : « Il y a une erreur sur le titre. « Zubi » n’est pas directeur sportif mais plus un chef scout. Il manque quelqu’un dans la pyramide pour prendre le relais dans les négociations. Il y a un vide à l’OM. Sur le côté juridique, on tire la langue. Il ne maîtrise pas bien les clauses, la façon de négocier », explique l’intéressé au quotidien sportif. Pour tout le volet technique, c’est en effet Alexandre Mialhe (directeur juridique) ou Jacques-Henri Eyraud (président) qui ont pris le relai sur tous les dossiers.

Son impact réel sur le Mercato est relatif

L’ancien gardien de but espagnol essuie aussi les critiques pour son manque d’assiduité au travail, sa lenteur et son réseau hexagonal jugé « désarmant ». Concernant les départs estivaux, « Zubi » s’est contenté de délivrer quelques mandats à des agents pour mener le plan exfiltration de l’OM. Concernant les arrivées, il est à l’origine de la venue de Valentin Rongier, un joueur qu’il souhaitait depuis longtemps et pour lequel il s’était mis d’accord avec les agents afin qu’ils fassent pression.

Il a aussi initié la venue d’Alvaro Gonzalez, un joueur de l’écurie Promoesport… L’ancienne boite de son adjoint Albert Valentin. En Espagne, certains toussent déjà, voyant un conflit d’intérêts. Quant à Dario Benedetto, il était un choix direct d’André Villas-Boas et a été géré par un agent français mandaté par Andoni Zubizarreta qui n’a pas voulu s’occuper du dossier.

Arnaud Carond