OM : pourquoi le licenciement de Michel accable Margarita Louis-Dreyfus et Vincent Labrune

La nouvelle est tombée en milieu de matinée : l’entraîneur espagnol de l’Olympique de Marseille, Michel, a été démis de ses fonctions. Si Franck Passi lui succède, les questions sur l’attitude des dirigeants olympiens demeurent nombreuses.

C’est nouveau et ça vient tout juste de sortir : à l’Olympique de Marseille, on maintient publiquement sa confiance à un entraîneur pour le licencier quinze jours plus tard. En tentant de lui coller une faute grave. Enième rebondissement qui ne fait (vraiment) pas sérieux.

Cette ahurissante volte-face se justifie-t-elle ?

Non. Le match perdu par les joueurs olympiens à Bastia (1-2), il y a plus de quinze jours, n’a en rien été plus consternant que celui de Monaco (1-2), dimanche soir. Seule différence, et elle est de taille, Margarita Louis-Dreyfus convoque l’Espagnol et lui maintient sa confiance dans un premier temps pour le virer sans ménagement au déplacement suivant. Du grand n’importe quoi. On pourrait presque rire d’un tel dénouement si la situation de l’OM n’était pas aussi préoccupante. Et on doute fortement qu’à quelques heures d’un match aussi important à Sochaux, demain en demi-finale Coupe de France, qu’il soit bon pour les joueurs d’assister ce matin même au départ de leur entraîneur. Qui ne manquera pas de leur asséner ses cruelles vérités. Visiblement, Margarita Louis-Dreyfus et Vincent Labrune ont quelques soucis avec la psychologie…

Y avait-il un caractère d’urgence à se séparer de Michel ?

Non. Une telle décision aurait du être prise il y a des semaines, ou même des mois. Lorsque la France du foot assistait, semaine après semaine, aux errements de l’Espagnol qui ne parvenait pas à mettre en place ses idées et encore moins un schéma de jeu. MLD et Vincent Labrune, si ce sont eux qui ont pris la décision…, tentent aujourd’hui un coup de poker dont on ne voit toujours pas l’utilité. Le seul objectif de la saison ? Parvenir en finale de la Coupe de France pour, sans doute, affronter un adversaire qui lui est largement supérieur (le PSG). Autre chose ? Non. Le championnat est plié et malgré ce qui peut se dire, ou se craindre, l’OM, avec ses 6 points d’avance sur le premier relégable, ne descendra pas en seconde division. Et on souhaite déjà bon courage aux avocats du club olympien pour justifier la faute grave de Michel, en raison de son comportement, alors que Margarita Louis-Dreyfus vantait ses mérites dans un communiqué il y a quinze jours ! Bref, virer Michel, ce sont des centaines de milliers d’euros dépensés pour 90 minutes dans le Doubs.

Margarita Louis-Dreyfus et Vincent Labrune sont-ils encore crédibles ?

Non. Cette décision prouve leur incompétence. Et montre à quel point la patronne (MLD) dit tout et applique son contraire en seulement quelques jours. Dimanche dernier, dans le Canal Football Club, Pierre Ménès frappait sur les dirigeants olympiens avec vigueur. Et il avait raison. A quoi sert aujourd’hui Vincent Labrune ? On ne sait pas. Est-il en mesure de trouver des repreneurs ? On en doute. Seule certitude, l’actuel patron affiche depuis des semaines ses limites et Margarita prouve à quel point un club de football n’entre pas dans son champ de compétence. Et on ne parle même pas du communiqué de presse du club qui évoque, tenez-vous bien, la prise de fonctions comme adjoint de Franck Passi de Basile Bali. Oui, Basile Bali…Il sera difficile pour les repreneurs, si il y a repreneurs, de faire pire dans les prochains mois. En attendant, l’OM coule et c’est bien le plus regrettable.

B.D.