OM : son rôle, son avenir, les Bleus… Bouna Sarr se lâche comme rarement

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Dans la dernière édition de Onze Mondial (que vous pouvez vous procurer, ici !), Bouna Sarr s’est confié comme rarement sur son cas personnel à l’Olympique de Marseille. Voici quelques morceaux choisis de ce passionnant entretien.

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Sur son rôle de latéral droit devenu naturel

« Je suis encore capable de franchir un cap. Sans aucune prétention, si des clubs comme Naples ou l’Atlético de Madrid se sont intéressés à moi après seulement une seule saison en tant que latéral droit, c’est qu’il y a quelque chose à faire pour passer un cran. J’ai 27 ans, la saison prochaine, j’en aurai 28, donc il ne faut pas trop traîner non plus. Mais je n’en fais pas non plus une fixation. Aujourd’hui, je suis bien à l’OM, ce que je répète souvent. Je me donne tous les moyens pour être bon avec mon club et on verra par la suite ».

Sur l’équipe de France

« Qui n’y pense pas, j’ai envie de te dire ? Qui n’y pense pas quand il joue à l’OM, dans un club médiatisé, mis en avant ? Forcément, tout le monde y pense, dont moi. Après, il y a « penser » et « penser ». Ce n’est pas une chose sur laquelle je me focalise. La première chose sur laquelle je me focalise, c’est l’OM, car c’est avant tout mon club, qui peut m’ouvrir des portes, que ce soit de la sélection ou de clubs plus huppés et prestigieux entre guillemets. Je reste focus sur mes prestations avec l’OM ».

Sur la possibilité d’opter pour le Sénégal ou la Guinée

« Ce serait manquer de respect que de dire que c’est une fenêtre de tir. Ça voudrait dire que les sélections africaines sont des roues de secours, ce qui n’est pas le cas. Comme je répète souvent à ceux qui me disent « va jouer pour ton pays d’origine », mais je suis né ici ! Je suis autant Français que Guinéen et Sénégalais. Donc je les mets tous sur un pied d’égalité. Après forcément, en tant que Français, quand tu vois une nation championne du monde… J’ai vécu ça deux fois ici en tant que Français. Ça fait rêver, ça fait énormément rêver ! Et les personnes qui n’arrivent pas à comprendre ça, ce sont des personnes qui ne sont pas objectives. J’aimerais bien les voir à ma place et voir leur décision dans cette position, même si je n’ai encore rien décidé (…) J’ai déjà échangé avec Keïta Baldé dernièrement. Mon grand ami, Koulibaly aussi. J’ai été formé avec lui à Metz. Ils savent que la décision finale me revient. On verra par la suite ».

Arnaud Carond

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008