FC Nantes – L’analyse de Charles Guyard : « en 2020, Canaris ne rime pas avec derby »

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En 2020, après Rennes et Bordeaux, c’est Angers qui s’est offert le FC Nantes ce samedi. Mais au-delà, les Jaune et Vert voient surtout s’éloigner la première moitié de classement, et la perspective d’un printemps européen.

Une frappe cadrée dans un duel de Ludovic B. (Blas contre Butelle), et une parade inspirée de Lafont devant Fulgini : ainsi s’est écoulée la première période au stade Raymond Kopa ce samedi. Deux occasions franches pour pimenter quarante-cinq minutes stériles mais intenses, conformes au label derby (des Pays de la Loire) accolé à cette rencontre entre deux équipes séparées d’une centaine de kilomètres sur la carte et d’une petite longueur au classement, où elles sont calées presque côte à côte en seconde partie. L’enjeu ? La première moitié du tableau offerte au vainqueur, voire plus pour Nantes qui pouvait même caresser les places européennes en grappillant les trois points. Pouvait, en effet, car dans le département voisin, la moisson a été nulle à cause d’une entame catastrophique après la pause.

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Déjà buteur à l’aller à la Beaujoire (défaite du FCN 0-1), Anthony Bobichon a remis ça à Angers pour ouvrir le score peu après le retour des vestiaires. Surpris, les Canaris le furent de nouveau dans la foulée via un corner déposé par le même Bobichon sur la tête de Romain Thomas lequel doublait la mise pour inscrire son premier but de la saison. Dire que l’affaire a été pliée en cinq minutes serait trompeur même si la réalité des faits est sans appel. Car malgré ces deux buts encaissés coup sur coup, Nantes a bel et bien tenté de réagir, sous l’impulsion de l’intéressant duo Bamba-Simon notamment.

Ré-inverser la courbe à la Beaujoire

Aussi, les statistiques sont-elles pour le moins trompeuses puisque le FCN a tenté 14 fois sa chance (8 pour le SCO), cadrant 4 tirs (contre 3). Mais Christian Gourcuff le sait parfaitement : on ne gagne pas un match sur des chiffres, aussi prometteurs soient-ils. D’ailleurs, si tel était le cas, Nantes monopoliserait sans doute le quinté de tête puisque sur cet exercice-là, il a souvent terminé devant son adversaire…

En tout cas, eux qui n’avaient perdu qu’une seule fois (pas très) loin de leurs bases à Rennes (3-2) en 2020, les Jaune et Vert viennent donc de craquer de nouveau à l’extérieur. La tendance s’inverserait-elle ? C’est à espérer car à domicile, les coéquipiers de Pallois ne parviennent plus à capitaliser leurs bonnes dispositions à voyager. Pour preuve, Nîmes va se présenter samedi prochain dans une Beaujoire toujours vierge de succès depuis début décembre. C’est un fait, et une nécessité, oui, la tendance « doit » s’inverser !

Charles GUYARD, correspondant à Nantes.

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008