FC Nantes, OM – Mercato : Waldemar Kita tacle l’agent de Valentin Rongier

FC Nantes, OM – Mercato : Waldemar Kita tacle l'agent de Valentin Rongier

S’il en veut à l’OM pour la gestion désastreuse du dossier Valentin Rongier, Waldemar Kita en veut aussi beaucoup à l’agent du joueur…

Il y a quelques jours, à l’occasion d’un long entretien à « Ouest-France », Waldemar Kita est revenu une nouvelle fois sur la fin de Mercato mouvementé du FC Nantes… Et notamment le départ de Valentin Rongier à l’OM. Un dossier que l’homme d’affaires franco-polonais n’a pas bien vécu.

« WK » n’a notamment pas aimé les méthodes de son homologue olympien Jacques-Henri Eyraud ainsi que celles du conseiller de Rongier : « Ils n’ont pas seulement tenté de me forcer la main. Ils m’ont mis devant le fait accompli. L’OM m’a manqué de respect et de professionnalisme. Je peux pardonner au joueur, mais pas à son agent, Franck Belhassen ».

« Pas une affaire personnelle »

Kita l’assure pourtant : il n’a pas fait du dossier une question d’honneur ou une « affaire personnelle » : « J’essaie de défendre les intérêts de la société. Là, j’ai défendu l’institution du FC Nantes et la formation. Je rappelle que cette situation nous a empêchés de prendre un joueur. Quand on affirme suivre un joueur depuis deux ans, on ne s’y prend pas à trois jours de la fin du mercato ».

S’il reconnaît avoir donné son accord moral pour un départ de Rongier, Waldemar Kita se défend d’avoir manqué de classe : « Quand il a prolongé, je lui ai promis qu’il pourrait partir dans deux ans, s’il trouvait un club pour franchir un cap. Je rappelle que je lui ai fait signer son premier contrat professionnel. Quand il a eu sa rupture des ligaments croisés, je lui avais dit de ne pas s’inquiéter, de se soigner et qu’on verrait par la suite. On avait prolongé pour le sécuriser. Il s’en souvient, mais pas son agent. Aujourd’hui j’ai tenu ma promesse ».

« J’aurai une explication très claire avec M.Eyraud »

Alors que plusieurs joueurs sont récemment allés au clash pour partir (Dubois, Rongier, Lima), le président nantais tend à minimiser l’impact de ses discussions à la dure : « Lima, on a dramatisé. On avait la proposition de Al-Ahli il allait partir et n’a pas pris part à l’entraînement pour ne pas se blesser. Pour Valentin, c’est différent. On me téléphone le matin pour me demander s’il peut aller à Marseille. Il a le droit de faire ce qu’il veut et je n’allais pas l’en empêcher. En revanche, je ne savais pas qu’il y allait pour passer la visite médicale et pour signer. Dans cette affaire, certaines choses n’auraient pas dû avoir lieu. C’est une question d’éthique et j’aurai une explication très claire avec M. Eyraud ».

Arnaud Carond