FC Nantes : son arrivée, le Mercato, le Stade Rennais… Christian Gourcuff vide son sac !

FC Nantes : son arrivée, le Mercato, le Stade Rennais... Christian Gourcuff vide son sac !

Dans un long entretien à L’Equipe, Christian Gourcuff (64 ans) s’est justifié sur le choix du FC Nantes, a parlé Mercato et est revenu sur sa fin douloureuse au Stade Rennais.

Son projet à Nantes

« Si on m’appelle, c’est aussi pour une idée de jeu. Après, je ne vais pas dire ce que j’ai dit en arrivant à Rennes, que j’arrive pour trois ans minimum. Chat échaudé… Au moins, je donne le maximum pour un an, je suis heureux de retrouver le terrain et, si on m’appelle, c’est aussi pour mes idées, pour faire ce que je ressens, et je suis content que ce soit à Nantes par rapport à ce passé qui a marqué les gens. Alors ça date, mais il reste quelque chose et c’est un véritable atout. »

Sur le risque pris en rejoignant les Canaris

« C’est casse-gueule pour n’importe quel entraîneur, sauf moi. Car j’ai 64 ans, et mon image, c’est pas le souci, pas ma priorité. Ma priorité, c’est de retrouver du foot, donc le seul truc qui peut m’embêter, c’est de ne pas prendre de plaisir dans ce que je fais. Le reste, je n’ai aucune crainte. Les relations avec le président, ce n’est pas un problème. Si dans deux mois, il me vire, ce n’est pas un problème, il n’aura pas une indemnité très lourde à sorti, car il y a un contrat d’un an. Donc, ce n’est pas un calcul que j’ai fait, et ma décision, c’est vraiment le foot. »

Sur le Mercato

« Pour le recrutement, j’ai toujours pensé que le coach devait être au centre du jeu. Là, je ne l’ai pas commencé et je vais participer, il n’y a pas de souci, il y a une relation avec les recruteurs et le président, mais je ne peux pas passer 15 jours à regarder des joueurs… En tout cas, la blessure de Coco (ligaments croisés) est un coup dur. Et j’espère pouvoir conserver (Abdoulaye) Touré et (Valentin) Rongier. »

Sur sa cicatrice rennaise

« J’ai été victime d’une OPA sur le club, trompé deux fois de la même manière. La deuxième, c’est pire, car c’est avec les mêmes personnes. Ce n’est pas parce qu’on fait un chèque de départ qu’on est quittes. On ne se rend pas compte des conséquences émotionnelles d’une rupture, d’autant plus que l’investissement a été important, total, donc c’était évidemment très difficile. On est dans une société où tout se monnaie, les départs et les arrivées, mais il n’y a pas que l’argent, il y a aussi l’investissement personnel, la passion, donc il y a des choses qu’on ne peut pas admettre. »

Arnaud Carond