OL : Aulas se sert de la crise à l’ASSE pour recadrer ses supporters ! 

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Jean-Michel Aulas, qui a toujours manié la carotte et le bâton avec les groupes de supporters, a réagi personnellement au communiqué des Bad Gones ce dimanche à l’OL.

L’OL s’apprête à vivre une période hors du commun. Après avoir reçu mercredi la Juventus Turin en C1, les Gones en feront de même dimanche avec l’ASSE en L1 avant une double confrontation devant le PSG en Coupe de France puis en Coupe de la Ligue. Pour mettre la pression avant toutes ces échéances, les Bad Gones ont jugé bon de rappeler l’OL à l’ordre hier dans un communiqué plus maladroit que méchant.

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Celui-ci a fait bondir Jean-Michel Aulas de son trône. « Sur le fond, ça n’a pas été dramatique, m’ont dit Juni et Rudi (Garcia). Mais le timing est désagréable, explique-t-il dans L’Équipe du jour. Je fais l’appel à l’union sacrée après Metz pour qu’on essaye d’être tous unis et concentrés derrière l’équipe et voilà. En fait, leur finalité, c’est le derby (dimanche contre Saint-Étienne) mais ils viennent trois jours avant la Juve… Ils ne veulent pas venir pour le derby, on va voir si ça change. »

ASSE et Girondins créeraient la psychose des supporters !

Le fond a interpellé le président de l’OL comme la forme et se sert des difficultés des autres équipes de L1 pour expliquer ce procédé. « Il y a une grande naïveté dans leur approche car nous laisser 11es , c’est comme s’ils imaginaient que l’équipe allait perdre à Metz, se lamente Aulas. Quand les joueurs sont en difficulté, j’ai plus tendance à les encourager et essayer d’éliminer les sujets inhibant, parasites que d’en rajouter. J’ai été un peu déçu. Ils charrient quand même un peu car ils m’attaquent sur l’économie mais pour avoir une équipe de haut niveau sans mécènes étrangers, ce qui est leur préférence, il faut des gens qui gèrent bien. Et il n’y a aucun antagonisme entre bien gérer et avoir la haine de la défaite. Si quelqu’un a bien horreur de ça, c’est moi ! Et notre modèle est apprécié et étudié de partout. Il faut vivre avec son temps mais je suis ouvert avec les supporters comme je le suis avec les syndicats dans mes entreprises. En fait, j’ai l’impression que les excès que l’on voit dans des clubs comme Bordeaux ou Saint-Étienne peuvent finir par créer le malaise chez les autres… » 

Bastien Aubert

Journaliste à But! depuis 2013