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Malgré la crise, Jean-Michel Aulas (OL) et Nasser Al-Khelaïfi (PSG) se préparent à un audit assez tranquille à la DNCG.
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par Alexandre Corboz
GENDARME FINANCIER

PSG, OL, OM, FC Nantes, ASSE, RC Lens : le point sur la Ligue 1 avant le passage devant la DNCG

Avec la crise sanitaire et le départ de Mediapro, le football français s'apprête à vivre un Mercato d'été 2021 assez triste. Mais avant cela, il y a un passage très tendu devant la DNCG. Le point sur la situation des 20 clubs de l'élite.

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Repoussées à la fin du mois voir à la première quinzaine de juillet dans l'attente à ce que la LFP et Canal+ s'entendent sur les droits TV sur la période 2021-24, les auditions devant la DNCG pourraient être très tendues cet été. Si la Ligue est en échange direct avec le gendarme financier du foot français pour permettre aux clubs de bénéficier au maximum des aides prévues par l'Etat pour faire face à la crise, il pourrait quand même y avoir de la casse. Récemment, le site Futdados dressait un parallèle avec la situation brésilienne. Tour d'horizon.

Ils n’ont pas de soucis à se faire

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Frank McCourt (OM) a remis au pot.Credit Photo - Icon Sport

Les clubs disposant d'un actionnariat fort n'ont pas de soucis à se faire. C'est notamment le cas du PSG, supporté par QSI, de l'OM où Frank McCourt s'est réengagé à investir pour « mettre le football au centre » du débat, de l'AS Monaco, soutenu par sa fiscalité et son milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, du Stade Rennais avec la famille Pinault ou encore de l'OGC Nice, soutenu par Jim Ratcliffe et la société Ineos. Ces clubs privilégiés passeront la DNCG sans mesures restrictives.

Cela devrait aussi être le cas de certains clubs structurés, qui, malgré les difficultés nées de la crise sanitaire et du désistement de Mediapro, sont en mesure d'assumer. On pense notamment à l'OL qui dispose de fonds propres, de soutiens chinois puissants et dont la capacité de relance économique est facilitée par son industrie de loisirs de l'OL Vallée. Grâce à son actionnaire Joseph Oughourlian et aux efforts réalisés par les joueurs, le RC Lens amorce un passage serein devant la DNCG. Les années Mammadov sont loin derrière... Désormais soutenu par le City Group, l'ESTAC ne devrait plus trembler avant d'être auditionné par le gendarme financier français. Enfin, le Clermont-Foot, qui est habitué aux budgets de Ligue 2 avec une politique de dépenses resserrée, devrait pouvoir assumer sans sourciller sa montée dans l'élite. 

Ils vont devoir se serrer la ceinture

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C'est à Bordeaux que se joue le grand "numéro de claquettes" de l'été avec le désengagement de King Street.Credit Photo - Icon Sport

Si l'arrivée du groupe luxembourgeois Merlyn Partners lui a donné de l'air, le LOSC a quand même une lourde dette et est obligé de céder de nombreux cadres pour redresser ses finances. Même en étant champion, le club nordiste réduit la voilure pour présenter un budget structuré. A l'ASSE, la vente de Wesley Fofana l'été dernier a mis du beurre dans les épinards et permis de boucler le budget 2020-21. Il faudra sans doute un gros départ (ou quelques petites ventes) aux Verts pour traverser sereinement l'exercice 2021-22 mais la cure de rigueur amorcée par Claude Puel est drastique depuis un an. Reste que le tandem Caïazzo – Romeyer, qui ne roule pas sur l'or, ne pourra pas remettre au pot et que l'arrivée d'un nouvel actionnaire est encore loin d'être acté. Vu les prêts contractés depuis 2018 et même si le déficit est plutôt bien maîtrisé sur la saison, le passage devant la DNCG s'annonce tendu. On peut craindre un encadrement de masse salariale ou un interdiction de recrutement à titre onéreux.

Si Montpellier ne roule pas sur l'or, Laurent Nicollin assumera la défaillance du diffuseur et remettra au pot pour équilibrer. Un projet raisonnable est attendu dans l'Hérault. Même message du côté de Bernard Serin qui a déjà annoncé que son FC Metz, du fait d'un manque à gagner de 30 M€, va vendre les éléments bankables (Farid Boulaya en tête) et recruter malin. Le SCO Angers de Saïd Chabane est dans la même optique et regarde à faire arriver des actionnaires à l'horizon 2022. La vente définitive de Rayan Aït-Nouri à Wolverhampton (22 M€) va donner de l'air pour la saison. Géré par le financier Loïc Fery, le FC Lorient devrait passer sans encombre le cap de la DNCG mais le budget record de 55 M€ du précédent exercice n'a pas été reconduit du fait des pertes engendrées. Pour ne pas avoir de soucis, les Merlus tablent sur un exercice 2021-22 entre 42 et 47 M€ de budget.

Probablement obligé de céder ses valeurs sûres (Mbuku, Dia), le Stade de Reims va poursuivre sa politique d'ouverture à l'international sans pour autant dépenser beaucoup. Même projet au Stade Brestois où Grégory Lorenzi regarde surtout des joueurs libres et espère réaliser une ou deux belles ventes. Il ne faut pas s'attendre aux mêmes investissements que l'an dernier en Armorique. En anticipant « en bon père de famille » la vente de Mohamed Simakan, Marc Keller a probablement assuré la pérénité du RC Strasbourg qui va devoir reconstruire un projet avec des moyens limités.

C'est assurément LE cas sensible de l'été devant la DNCG. Lâchés par son actionnaire américain King Street, mis sous la protection du tribunal de Commerce de Bordeaux, les Girondins s'en remettent à leur mandataire Ad hoc Frédéric Abitbol et à la banque Rotschild pour évaluer les projets des divers candidats à la reprise. Charge ensuite à l'heureux élu de convaincre la DNCG. A l'instant t, le projet est flou.

Depuis l'arrivée de Waldemar Kita, le FC Nantes n'a jamais eu le moindre souci à passer le cap de la DNCG. L'homme d'affaires franco-polonais a remis au pot quand c'était nécessaire sur les années Ligue 2, rééquilibré sur les ventes et s'est même remboursé un peu de son investissement les bonnes années. Malgré la vindicte populaire et le départ de certains sponsors, cela devrait donc passer... Mais avec quel projet ?

Pour résumer

Le point sur la situation des 20 clubs de l'élite avant le passage devant la DNCG. Un été de rigueur s'annonce dans l'Hexagone.

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