Borussia – PSG (2-1) : les satisfactions et les déceptions du 8e de finale aller

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Battu au Signal Iduna Park sur un doublé d’Erling Haaland (2-1), le PSG devra retourner le score lors du match retour face au Borussia Dortmund au Parc des Princes. L’analyse.

Les satisfactions :

Le but à l’extérieur

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On le sait : perdre 2-1 à l’extérieur sur le match aller d’une double confrontation européenne n’est pas insurmontable. S’il fait être en mesure d’assurer à la maison derrière, ce score fait souvent les affaires de l’équipe qui reçoit sur le deuxième match. Autant dire que le but inscrit par Neymar sur une action de classe en solo de Kylian Mbappé (75e) est très important. Bien sûr, on aurait préféré que le Brésilien, parfois nerveux durant ce match, n’égalise sur sa 2e situation (81e), mais les chances de qualifications sont préservées.

La défense du Borussia Dortmund a souffert sur la fin

Face à un PSG qui n’était sans doute pas le plus inspiré de la saison, le BvB a longtemps contrôlé son match mais, sur la fin, lorsque Erling Haaland a inscrit le second but, les Franciliens se sont vraiment lâchés et on a vu par instant que cela virait au « sauve-qui-peut » dans la défense allemande. On pense notamment à l’ancien pensionnaire du centre de formation du PSG Dan-Axel Zagadou, qui glisse sur le but. Cette arrière-garde paraît prenable.

La prestation de Layvin Kurzawa

Souvent critiqué et critiquable ces derniers mois, Kurzawa paraissait sur le papier le maillon faible de ce Paris. Pourtant, dans le système de 3-4-3 où il occupait le poste de piston droit, l’ancien Monégasque s’en est plutôt bien sorti, multipliant les débauches d’énergie. Avec un Marco Verratti de grand soir et un Keylor Navas inspiré, il aura compté parmi les meilleurs parisiens jusqu’au réveil des stars.

Les déceptions :

Thomas Tuchel perd la bataille des coachs

Thomas Tuchel espérait surprendre avec son système hybride en 3-4-3 évolutif en 4-3-3, revival de la saison dernière et des premiers chocs du début de saison. Le plan a fait pschiittt. Etait-ce l’ambiance du Signal Iduna Park qui a fait trembler les jambes parisiennes ? Le manque d’automatisme sur un système plus utilisé depuis longtemps ou tout simplement le niveau du Borussia ? Toujours est-il que Lucien Favre a gagné le match des coachs avec ses changements gagnant. On pense notamment à l’entrée de Giovanni Reyna, impliqué sur les deux buts d’Haaland, et à l’origine du carton jaune récolté par Thomas Meunier.

La défense n’a pas résisté au défi Erling Haaland

Les observateurs redoutaient particulièrement la nouvelle pépite du BvB, arrivé cet hiver en provenance du Red Bull Salzbourg. Ils avaient raison. Si Thiago Silva et consorts ont forcément étudié le jeu du Norvégien, cela ne les a pas empêché d’être en retard sur l’ouverture du score opportuniste et heureuse de l’intéressé (69e) ni de l’empêcher d’envoyer un coup de canon dans la lucarne de Keylor Navas pour le 2-1 (77e).

Des joueurs nerveux, deux suspendus ramenés d’Allemagne

Il y avait de la nervosité sur le terrain côté Parisien et cela s’est ressenti. Surtout sur la fin au détriment des joueurs de Thomas Tuchel. Au Parc des Princes dans trois semaines, le PSG devra faire sans son latéral droit Thomas Meunier et sans sa plaque tournante Marco Verratti, tous deux avertis et suspendus pour avoir cumulé trop de cartons jaunes. Très pénalisant même cela aurait cependant pu être pire si l’arbitre espagnol n’avait pas sanctionné de manière clémente, avec seulement un carton jaune, un vilain geste de Neymar sur son (excellent) chien de garde Emre Can. Si l’Allemand était plus vicieux ou avait ramené d’Italie un peu de « Comedia del Arte », le carton aurait clairement pu être d’une autre couleur.

Alexandre Corboz

Journaliste à But! depuis 2008