MHSC – PSG (3-2) : Thomas Tuchel charge Antero Henrique plutôt que ses joueurs

Battu 3-2 par Montpellier mardi soir, le Paris Saint-Germain s’enfonce dans la honte. Pour le coach francilien Thomas Tuchel, ce n’est cependant pas la faute de ses joueurs.

En ce moment, toute la Ligue 1 se sert du Paris Saint-Germain comme d’un punching-ball. Une situation anormale vu l’écart abyssal entre le Champion de France et les 19 autres équipes de l’élite mais pour lequel Thomas Tuchel tente de trouver une explication.

Un problème de construction d’effectif ?

« On a fait trop d’erreurs individuelles, et des grandes (…) Ce n’est pas possible de faire des erreurs faciles. C’est toujours la même situation, on a 15 joueurs. Il y a trop de blessés, on vient avec deux membres du centre de formation. Donc ça veut dire qu’on est 13. C’est le cas depuis janvier et février, c’est trop long. On a des joueurs blessés depuis 10 ou 12 semaines et ils jouent au bout de deux entraînements… On est le seul club du top 10 européen dans cette situation. Si les joueurs ont perdu leur mentalité, c’est aussi normal, car ils sont trop utilisés. On manque de joueurs offensifs, c’est incroyable ! », déplore l’Allemand, lassé du manque de profondeur de son effectif.

Pas la faute de Kimpembe ou Paredes

« Ce n’est pas seulement la faute des joueurs, il y a des raisons. On a besoin de joueurs habitués à jouer 50 matchs par saison, à surmonter des obstacles, à tout donner de façon égale quel que soit l’adversaire. Il nous faut ce type de joueurs », glisse Thomas Tuchel. Et l’ancien coach du Borussia Dortmund n’en veut pas du tout aux éléments les plus décevants du moment. Presnel Kimpembe ? « Il a trop joué. Pour certains joueurs, c’est difficile. Je suis désolé pour lui, mais il a été là pendant des semaines et, là, ça a été un match compliqué ». Le flop Leandro Paredes ? Lui aussi en surrégime. « Il a beaucoup joué aussi. Il est arrivé avec nous pendant la saison. C’est un mélange. Gigi (Buffon) lui donne ce ballon très vite, Léo n’est pas prêt. À chaque match, il y a quelque chose… »

Arnaud Carond