PSG : cinq choses à savoir sur … Léonardo

Chaque semaine, « But! Paris » vous propose de passer au crible un joueur parisien. Une fois n’est pas coutume « But ! Football Club » vous propose de redécouvrir le portrait d’un dirigeant. Et c’est Léonardo qui s’y colle. Un papier publié dans l’édition de « But ! Paris » du 18 octobre dernier.

1.       Pourquoi il n’est pas vraiment champion du Monde

Lors de la Coupe du monde 1994, Leonardo est sélectionné au poste d’arrière gauche, ce qui condamne le jeune Roberto Carlos. Sauf que ce n’est pas le poste de prédilection de l’actuel directeur sportif du PSG. Titularisé par Carlos Alberto Parreira, Leonardo va néanmoins voir sa compétition s’arrêter au stade des huitièmes de finale. Auteur d’un coup de coude sur l’Américain Tab Ramos, Leonardo écope d’un carton rouge et sera suspendu dans la foulée pour quatre matches. Sa Coupe du monde vient alors de prendre fin. Il regardera son équipe du Brésil battre l’Italie en finale aux tirs au but (0-0, 3-2). Leonardo est donc champion du monde, mais en costard…

2.       Pourquoi il est une star au Japon

Après l’épisode malheureux de la Coupe du monde 1994, Leonardo fait un choix surprenant en signant avec le club japonais des Kashima Antlers afin de disputer la J. League qui vient de naître. Durant trois saisons, le Brésilien va faire le bonheur de son équipe, inscrivant 36 buts en 63 matches. Pour lui prouver leur reconnaissance et leur amour, les supporters du club vont former, le jour de son départ, une haie d’honneur en se tenant la main, avec chacun un flambeau, du stade à son domicile. Une légende est née.

3.       Pourquoi il est considéré comme un traître à Milan

Après une saison au PSG, Leonardo signe au Milan AC pour 68 millions de francs (près de 10 millions d’euros) où il disputera quatre saisons pleines avec à la clé un titre de champion d’Italie (1999). Puis en 2003, il devient ambassadeur du club et s’occupe également du recrutement au Brésil. En 2008, il devient directeur sportif. L’année suivante, suite au départ de Carlo Ancelotti, il est propulsé à la tête de l’équipe, sans diplôme. Mais après seulement une saison, il quitte son poste d’entraîneur. Six mois plus tard, il rebondit à l’Inter Milan, le rival, où il est nommé le 24 décembre 2010, désormais jour de haute trahison pour les supporters milanais. Leonardo déclarera simplement : “Je ne suis pas un traître et cette conviction me permet d’accepter le jugement des autres avec sérénité” .

4.       Pourquoi il a brouillé les cartes avant son arrivée

Leonardo a démissionné de son poste à l’Inter Milan le 1er juillet. Une semaine plus tard, le Brésilien organisait une conférence de presse au stade San Siro pour expliquer sa décision de quitter l’Inter, suite à une rencontre avec les dirigeants qataris qui souhaitaient le nommer directeur sportif du PSG. Mais rien n’était fait. Si Leonardo a tardé à être officiellement nommé, c’est qu’il souhaitait les pleins pouvoirs, ce que Robin Leproux, président de l’époque, rechignait à lui donner. Car vu l’enveloppe dont il allait disposer pour recruter, Leonardo voulait avoir les mains libres vis-à-vis de Leproux et de Kombouaré, le coach de l’époque. C’est finalement Leonardo qui a eu gain de cause.

5.       Pourquoi il a aussi joué des tours à Paris

S’il n’est resté qu’une saison au Paris Saint-Germain, Leonardo y a laissé un très bon souvenir. Tous les supporters se souviennent de ses exploits qui ont notamment permis au PSG d’atteindre la finale de la Coupe des coupes, perdue face au FC Barcelone de Ronaldo. Son dernier match est également gravé dans toutes les mémoires. Un 5-0 face au Steaua Bucarest, avant de rejoindre le Milan AC. Mais Leonardo a aussi joué des mauvais tours au PSG. En 2007, il joue notamment un rôle essentiel dans le transfert de Kaka, futur ballon d’or, au Milan AC, alors que le milieu brésilien était pisté par le PSG et proche d’un accord… On comprend mieux pourquoi il a tenté de le recruter au Real Madrid.

Julien DELORS

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