PSG - OPINION : Tuchel – Leonardo, stop à la victimisation !
par Alexandre Corboz

PSG - OPINION : Tuchel – Leonardo, stop à la victimisation !

Alors que Leonardo et Thomas Tuchel anticipent déjà des lendemains qui déchantent au PSG, il serait peut-être temps de penser enfin positif avec Paris.

En l'espace de quelques heures et à quelques jours du choc face à l'Atalanta Bergame en Ligue des Champions, Leonardo et Thomas Tuchel ont sorti les violons pour se plaindre. A l'issue de la victoire face à Sochaux (1-0), le technicien allemand a parlé en premier... déplorant le nombre important de blessures ces derniers jours.

« C’est une grande incertitude, un grand problème. En plus il nous manque trois joueurs avec Edi (Cavani), Thomas (Meunier) et Tanguy (Kouassi) qui avaient joué la Ligue des champions pour nous (...) C'est toujours la même chose quand on arrive à un match de Ligue des champions, ce sont toujours des choses négatives, je ne sais pas pourquoi », a lâché Thomas Tuchel.

Une politique de communication autodestructrice

Convoquant les journalistes pour une discussion loin des micros, Leonardo a ensuite déroulé son plaidoyer. Le contexte français, la Fédération, la Ligue, les adversaires, les arbitres et même l'instance française de lutte contre le dopage tirent contre le PSG en Ligue des Champions. Le directeur sportif s'est notamment étonné que la première journée de Ligue 1 se déroule le week-end de la finale de la Ligue des Champions. Une date qui montre que le foot français n'imagine pas un seul instant de voir l'un de ses représentants en finale de la Coupe aux grandes oreilles.

Tuchel – Leo, le plan com' est rodé. Il vise déjà à anticiper en excuses (plus ou moins valables) un éventuel faux pas face à l'Atalanta alors que le PSG est archi-favori de son tableau pour accéder à la finale de Lisbonne. Les hommes en place semblent avoir peur de la colère de Doha, peur des échecs répétés de Paris dans la quête d'un sacre continentale, peur d'une « malédiction » que l'on préfère entretenir plutôt que de combattre. Ce n'est malheureusement pas avec ce genre d'attitude que Paris gagnera en sérénité avant ses chocs européens du « final 8 ».

Neymar, Navas, le groupe... Y a de l'espoir à Paname !

Oui, contrairement à ce qui se passe à l'étranger, le PSG n'aura jamais derrière lui l'union sacrée de la « grande famille » du foot français. C'est ainsi. Il n'aura pas non plus des médias préférant entretenir la peur plutôt que de véhiculer de la confiance (comme c'est le cas en Espagne où les Unes derrière le Real Madrid ou le FC Barcelone sont toujours positives à l'approche de grandes dates). C'est ainsi. Oui, l'arrêt des compétitions à cause du coronavirus créé des pépins physiques chez à peu près tout le monde dans l'effectif. C'est ainsi.

Le PSG doit faire face à des vents contraires. C'est comme ça et pas autrement. Mais plutôt que de chercher le négatif dans tout, de se poser en victime avant d'avoir joué, il serait quand même bon ton de savoir capitaliser sur tout ce qui va bien. Pour une fois, Paris compte sur un Neymar en pleine forme. Juan Bernat revient. Keylor Navas est décisif. Le vestiaire semble plus soudé que jamais derrière un pacte visant à briller en C1. Paris a gagné tous ses matches de préparation et ses deux finales de Coupe avant Bergame. Il serait peut-être d'arrêter de pleurer et de se dire que les arguments existent pour imaginer un lendemain radieux ...