RC Strasbourg : la Covid-19, sa prolongation, l'OM… Thierry Laurey sans filtre
par Raphaël Nouet

RC Strasbourg : la Covid-19, sa prolongation, l'OM… Thierry Laurey sans filtre

Entraîneur du RC Strasbourg, Thierry Laurey est revenu sur les 5 cas de Covid-19 de son effectif ou son avenir, lui qui vient de prolonger d'un an.

Toujours très intéressant dans les médias, Thierry Laurey a accordé une longue interview à L'Equipe ce mardi. L'occasion pour l'entraîneur du RC Strasbourg d'évoquer les cinq cas de Covid-19 détectés dans son effectif, sa prolongation d'un an qui a mis du temps à se signer ou un avenir qui ne passerait pas forcément par un grand club comme les deux Olympiques.

Les 5 cas de Covid-19

« On savait que ça pouvait arriver. On a beau faire attention, on peut toujours se faire piéger. Les joueurs n’avaient aucun symptôme, ils ont été mis de suite en quatorzaine, tout va bien. Ils suivent le protocole de notre docteur, qui est en relation avec l’ARS. Au niveau des entraînements, on a repris aujourd’hui (hier) avec d’énormes précautions : les joueurs arrivent en tenue, ils descendent de leur voiture pour aller au terrain, et ils remontent dedans directement après. On fait des séances en groupes très limités. Ce qui est embêtant, c’est que ça nous a plombé les tests contre Nancy et Dijon. »

Sa prolongation d’un an

« Je n’ai pas eu peur de la saison de trop, je sais qu’on sera encore performants. Mais il y a eu des propositions et, forcément, tu te mets un peu à réfléchir quand même. Si tu n’es pas prêt à te remettre en cause, ce n’est pas la peine de rester ici. Il fallait que je sois sûr de ça. A partir de là, il m’a semblé, en plus avec la crise, que la meilleure solution était de rester dans un environnement que je connais et apprécie, où mon travail est respecté. »

Aller plus haut, à l’OL ou l’OM

« Je n’en ai jamais rêvé. Dans ces clubs, la seule chose qui compte, ce sont les résultats. Si tu termines 4e, tu n’auras pas l’impression d’avoir fait du mauvais boulot, mais ce sera décevant. Je serais apte à m’adapter dans un très grand club, puisque c’est le but de ce métier, mais je ne cours pas après ça. Ce qui me fait sourire, c’est de voir que, pour certains, c’est plus facile dans le sens où ce n’est pas seulement une histoire de compétence, mais plus une question de réseaux, d’agents, d’image. Si ce n’était qu’une histoire de compétences, ça se saurait. »