RC Strasbourg, RC Lens : un ancien Ballon d’or fracasse d’anciens dirigeants

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Dans Sud-Ouest, Jean-Pierre Papin est revenu sur ses expériences en qualité d’entraîneur. Il a regretté certaines personnes rencontrées au RC Strasbourg.

Durant sa carrière de joueur, Jean-Pierre Papin est devenu l’idole du stade Vélodrome. À l’OM, « JPP » est devenu un buteur respecté du vieux-continent. Doté d’un sens du but exceptionnel, le natif de Boulogne-sur-Mer a marqué les générations. Pourtant, la reconversion du goleador en qualité d’entraîneur est plus compliquée. Il a notamment regretté des tournants manqués au RC Strasbourg (2006-2007) et au RC Lens (2007-2008).

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Dans un entretien accordé à Sud-Ouest, Jean-Pierre Papin est revenu en arrière sur ses regrets. Le néo-entraîneur de Chartres a critiqué des dirigeants de l’époque notamment lors de ses passages strasbourgeois et lensois. « Le RC Strasbourg a été une superbe expérience. C’est là où j’ai découvert le monde pervers de certains dirigeants, admet l’ancien Ballon d’Or (1991). Certaines personnes qui sont soi-disant là à côté de toi pour t’aider, sont en fait là pour t’emmerder ou te faire tomber. Derrière, il y a eu Lens et ça a été la même chose. C’est le club dont je rêvais mais vu ce qu’il s’y trouvait à l’intérieur, ça a été une catastrophe. »

Au RC Strasbourg et au RC Lens, Papin n’a pas osé en « mettre un dehors »

Au final, Jean-Pierre Papin s’est servi de ses expériences tronquées pour rebondir dans d’autres aventures. « Le vrai bonheur finalement, ça a été les 6 mois à Châteauroux (2009-2010). Car à Châteauroux, j’ai pris les décisions que j’aurais dû prendre à Lens et que je n’ai pas osé prendre et je m’en suis sorti tout seul. À un moment, tu es dans le dur, tu as des joueurs qui sont là pour t’emmerder et tu t’aperçois que si tu ne prends pas la disposition ultime d’en mettre un dehors, tu es mort. À Lens et à Strasbourg, j’aurais dû faire pareil mais je ne l’ai pas fait. Je n’ai pas osé car je me suis dit que ce n’était pas à moi de le faire. Tu ne dois pas remettre à demain ce que tu peux faire aujourd’hui, même s’il faut couper une tête car tu t’aperçois que si tu ne coupes pas cette tête, on te coupera la tienne. La grande philosophie est là. C’est eux ou toi. Quand tu as compris ça, tu as compris énormément de choses. J’ai eu du mal à comprendre ça. Ca a mis un peu plus de temps que prévu. »