ASSE : 3e guerre mondiale, cellulle de crise… les mots forts de Bernard Caiazzo

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Le président de l’ASSE, Bernard Caiazzo, a tenu des mots très forts pour stigmatiser la situation très délicate dans laquelle se trouve le football français.

Invité de RMC ce dimanche matin, le président du conseil de surveillance de l’AS Saint-Etienne, Bernard Caiazzo, a dressé un état des lieux très inquiétant du football français. Selon lui, pour survivre, la Ligue 1, comme ses homologues étrangers, doit terminer la saison en cours, coûte que coûte.

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« Notre football est en grave danger. Je considère que nous entrés dans une 3e guerre mondiale. On est en permanence dans ces discussions. J’étais hier soir (samedi) avec Nasser (Al-Khelaïfi, le président du PSG). Bien évidement, nous espérons que le championnat reprenne le plus tôt possible. On est prêt à jouer en juillet et en août. Il y a même des présidents de clubs qui disent : « S’il faut jouer après, on jouera après. » »

« Finir la saison est la priorité des priorités. S’il faut jouer tous les deux jours, on jouera tous les deux jours. Si on ne termine pas la saison, y compris dans les autres championnats, cela voudra dire que notre économie aura pris une sacrée secousse. Dans les cinq principales Ligues, les calculs des pertes financières si on ne termine pas la saison, c’est 5 milliards d’euros ! Ça, c’est la première vague négative. La deuxième, c’est quel sera le mercato quand vous aurez les Anglais qui seront appauvris financièrement ? Les Allemands, les Espagnols, les Italiens… Qui va acheter des joueurs ? »

« Nous produisons un championnat qui n’existe plus. Comme ces compétitions n’existent plus, nous n’existons plus. J’ai demandé à Noël Le Graët (président de la FFF) de venir à notre réunion téléphonique qu’on a eue à 42 clubs. J’ai aussi demandé à la Ligue de venir. Nous avons pris un certains nombre de décisions importantes : une cellule de crise, un comité de pilotage pour lequel j’ai demandé au président Le Graët et aux gens de la Ligue de participer. On sera peu nombreux car il faut être efficace et bien travailler. » 

Raphaël Nouet

Journaliste à But! depuis 2001