ASSE : Aulas, Mercato, finances… les dernières vérités cinglantes de Caïazzo

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Le co-président de l’ASSE Bernard Caïazzo s’est exprimé vendredi soir sur Eurosport concernant plusieurs sujets chaud du moment. Morceaux choisis :

 

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La fin du championnat en France :

« Nous avons été obligés d’arrêter et de clore notre championnat sur injonction gouvernementale. Nous n’avons pas eu le choix, on a obéi aux ordres en bon citoyen. A l’époque, nous pensions que tous les championnats allaient suivre mais en voyant que tout reprend, j’avoue que les clubs français l’ont de plus en plus mauvaise. On se demande aujourd’hui pourquoi on nous a demandé d’arrêter notre championnat. Fin avril, il n’était absolument pas question de privilégier l’économie par rapport à la santé. On nous reprochait même de ne penser qu’au business. Nous avons obtempéré et puis c’est tout. »

Le combat de Jean-Michel Aulas :

« Le combat de Jean-Michel Aulas concerne les positions au classement. Quelle est notre légitimité à se battre contre des décisions gouvernementales ? A part s’agiter dans les médias, exposer des choses qui sont parfois justes mais le fond du problème reste le même : on a en face de nous une décision du gouvernement contre laquelle on ne peut rien faire. Aulas veut voir la L1 reprendre mais on a pris acte de la décision. Et puis, les contrats des diffuseurs sont terminés. Comment ça se passe ? On reprend sans diffuseur ? Et certains joueurs sont partis en congés. On fait comment ? Il faut être sérieux. Les dernières instructions du Premier ministre ne vont pas dans le sens d’une proche reprise. »

La reprise à l’étranger et le Mercato

« J’étais persuadé qu’il allait y avoir une concertation entre les gouvernements européens. Les faits m’ont donné tort. La décision était peut-être trop hâtive mais prise avec des éléments que je n’ai pas obligatoirement, je ne suis pas Premier ministre. On chiffre la perte à 600 millions d’euros pour le foot français. En termes de compétitivité européenne, j’espère que ce ne sera pas fatal mais le gouvernement nous a tiré une balle dans le pied. On a un handicap évident par rapport à nos voisins. Voilà un autre problème : les clubs français avaient 200 millions d’euros de ventes à faire avant fin juin mais les autres championnats n’ouvriront pas leur marché avant juillet. On fait comment ? »

Les finances de l’ASSE

« Médiapart a écrit que l’ASSE était en grande difficulté financière ? Les gens qui ont écrit ça méritent de prendre des cours de maternelle de finance. Les clubs en plus grand déficit sont ceux qui ont les plus grands chiffres d’affaires. Comme chaque club perd un quart de son chiffre d’affaires : plus votre chiffre d’affaire est grand, plus les pertes sont grandes. La situation financière de l’ASSE n’est pas défavorable. Nous ne sommes pas dans les quatre clubs imaginés par Mediapart et d’autres. On mènera des actions en justice contre ceux qui mettront en cause notre santé financière. Les clubs en difficulté sont ceux qui devaient vendre des joueurs avant fin juin. »