ASSE : ces 5 points qui font de Benoît Assou-Ekotto un footballeur atypique

Le latéral gauche de l’ASSE Benoît Assou-Ekotto n’est pas un footballeur comme les autres. La preuve en cinq points.

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Le foot, un métier plutôt qu’une passion

Alors que certains tueraient pour faire du football leur métier, le Camerounais considère le ballon rond comme son gagne-pain. Ni plus, ni moins. D’ailleurs, il arrive souvent qu’il ne connaisse pas ses adversaires, même les plus prestigieux.  Franc du collier comme peu dans sa profession, l’ancien joueur de Tottenham considère le foot comme “(son) job, (qu’il fait) pour gagner de l’argent, comme toutes les personnes sur terre”. En début de saison, s’il a opté pour l’A.S.Saint-Etienne, ce n’est cependant pas pour l’argent puisqu’il aurait gagné plus dans un pays exotique mais pour s’offrir un ultime challenge sportif de premier ordre.

Une franchise sans égale

Ses propos sur le football et l’argent donnent le ton du personnage : Benoît Assou-Ekotto n’aime pas les faux semblants et la langue de bois. Il parle peu mais, quand il le fait, c’est avec le cœur : “Je pense que certaines personnes, au sein du milieu, sont justement hypocrites. Moi, je dis les choses simplement. Je dois tenir ça de ma mère… C’est dommage que tout le monde ne soit pas prêt à entendre ces vérités”. Cela lui a valu quelques piques par rapport à ses railleries sur l’amour du maillot ou son rapport à l’argent mais il s’en moque.

Pas de “prostitution” pour un sponsor 

Benoît Assou-Ekotto fait partie des 1,5% de joueurs de Ligue 1 n’ayant pas de contrat d’équipementier pour ses chaussures. Il y a quelques semaines, dans un reportage diffusé sur “Canal+ Sport” dans l’émission J+1, il s’en était expliqué : “Je préfère être libre que me prostituer pour un sponsor. En toute honnêteté, quand tu es un joueur africain, ce n’est pas intéressant d’avoir un sponsor. Quand tu es européen, c’est mieux car leur business se fait en Europe”. Atypique jusqu’au bout des crampons, il va même acheter ses chaussures sur eBay : “Je trouve parfois des chaussures à 30 euros. Ce sont des bonnes affaires pour des crampons confortables ! Les chaussures actuelles coûtent chères. Etre à la mode coûte cher mais tu es plus distingué en étant vintage”.

Un collectionneur old school

Le vintage, c’est justement ce qui distingue Assou-Ekotto des autres, lui qui apprécie davantage les tresses et les dreadlocks aux crêtes peroxydées. “BAE” a deux passions : les chaussures “Jordan” et les voitures de collection. “Aujourd’hui, je suis collectionneur de “classic car”. J’en ai désormais une petite quinzaine, des Eleanor Shelby au Combi Volkswagen des hippies. Je les expose au London Motor Museum de mon ami Elo. Pour moi, c’est un placement. Si un jour je venais à avoir un souci d’argent, je peux toujours en revendre une. Ce que j’ai acheté 5.000€ vaudra peut-être 10.000€ un jour.” Lorsqu’il retourne chez lui, à Arras dans le Nord-Pas-de-Calais, le défenseur stéphanois pousse même le vice jusqu’à rouler dans une vieille Clio datant de 1991.

Engagé dans l’humanitaire

Lorsqu’il terminera sa carrière de footballeur, Benoît Assou-Ekotto ne restera pas dans le milieu. Il n’en a aucune envie. En revanche, s’il y a bien un truc qui le botte, c’est l’humanitaire. Depuis plusieurs années maintenant, il est ambassadeur des Nations Unies et dispose également d’une association au Cameroun : “L’humanitaire est devenu important à mes yeux. Ne serait-ce que pour l’éducation de mes enfants. Je ne veux pas qu’ils finissent pourris gâtés !”.

Alexandre Corboz