ASSE : Cinq choses à savoir sur … Galtier

Chaque semaine, « But ! Saint-Etienne » passe au crible un joueur de l’ASSE. Petit détour du côté du staff technique où coach « Galette » est l’honneur et nous livre ses petits secrets.

1. Pourquoi il devrait marquer l’histoire des Verts

A 46 ans, « Galette » fait déjà partie des meubles à l’ASSE où il s’est installé depuis bientôt cinq ans, en comptant son année en tant qu’adjoint. Sous contrat jusqu’en juin 2014, le technicien marseillais devrait rentrer – sauf cataclysme – dans le Top 5 des entraîneurs qui auront marqué l’histoire du club. Christophe Galtier est le sixième coach le plus capé de l’histoire contemporaine des Verts et comptait 153 matchs sur le banc (pour 38% de victoires). En août 2013, le Marseillais devrait égaler le total d’Elie Baup (5e avec 158 rencontres). C’est encore loin des mythiques Robert Herbin (637 matchs) et Jean Snella (528) mais on se rapproche d’Ignace Tax (180 rencontres) et Albert Batteux (233).

2. Pourquoi il a gardé une bonne image à Lyon

Entraîneur-adjoint de l’OL lors de la saison 2007-08, le Marseillais n’a pas eu la vie facile dans la Capitale des Gaules. Désireux de rendre impossible la vie à Alain Perrin, Robert Duverne (préparateur physique) et plusieurs membres du staff (Bats, Génésio) s’en était pris à l’adjoint : « Cela a eu des conséquences sur Christophe Galtier qui ne l’avait pas mérité. Je suis content qu’il soit un très bon entraîneur pour Saint-Étienne», glissait l’homme au chrono dans L’Equipe il y a quelques jours. Malgré ses déboires, « Galette » a eu droit aux remerciements nourris du public après son départ et garde toute l’estime de son ancien président Jean-Michel Aulas pour son honnêteté. En effet, l’actuel entraîneur de l’ASSE avait reçu par erreur un chèque de licenciement de 1 M€ qu’il a restitué au club… A la condition que l’employé qui a commis la bourde ne soit pas viré.

3. Pourquoi ce n’est pas un traitre

Contrairement à certains seconds (Laurent Roussey) qui n’avaient pas hésité à savonner la planche de leur N°1 (Ivan Hasek) pour prendre la lumière sur le banc, Christophe Galtier est arrivé dans le métier sans faire de « crasses » à personne et surtout pas à son ami Alain Perrin, de qui il était l’adjoint durant cinq ans. Avant de s’asseoir sur le banc des Verts en décembre 2009, « Galette » a demandé la permission à son mentor, qui lui a accordé sa bénédiction. « Il m’a conforté dans le fait que je suis sûrement capable d’inverser la tendance », déclarait-il à l’époque. Bien vu.  Un peu moins de trois ans et demi plus tard, l’ASSE ne lutte plus du tout pour son maintien mais pour la Ligue des Champions.

4. Pourquoi c’est un précurseur

Bien avant Nicolas Anelka, Didier Drogba et Guillaume Hoarau, la Chinese Super League (D1 chinoise) avait accueillie Christophe Galtier. En janvier 1999, l’actuel entraîneur des Verts avaient posé ses valises du côté du club de Liaoning Yuandong.  C’est là-bas que « Galette » a rencontré Fabrice Grange (actuel entraîneur des gardiens), découvert une autre culture avec des mises au vert sans fin, un couvre-feu dès 11 heures, une discipline militaire dans le vestiaire et des  primes  de match payées en dollars dans des valises ou des sacs à dos. Une aventure qui aura duré six mois avant de prendre fin de manière bizarre quand Galtier a choisi d’arrêter sa carrière. En effet, l’ancien défenseur est resté bloqué durant trois semaines en Chine parce que ses dirigeants lui avaient confisqué son passeport, pensant qu’il allait rejoindre le championnat de Hong-Kong… «C’est le charme de la négociation à l’asiatique (rires). Quand je suis rentré, j’ai poussé un ouf de soulagement. Mais ce fut une aventure humaine extraordinaire. J’y retournerai un jour», confie le Marseillais.

5. Pourquoi le foot est une histoire de famille chez les Galtier

19 juillet 2011. Saint-Etienne affronte Arles-Avignon en match amical à Valence. Les Verts mènent 3-0 lorsqu’un jeune attaquant rentre en jeu et marque pour les Provençaux. Son nom ? Jordan Galtier (22 ans), fils de Christophe. Toujours sous contrat avec le club de la Cité des Papes, Jordan – qui fête ses 24 ans ce vendredi – vit un début de carrière compliqué puisqu’il n’est apparu qu’à quatre reprises en Ligue 2 ces deux dernières saisons. Contrairement à d’autres (Claude Puel qui a relancé son fils Grégoire à Nice pour ne citer que lui !), il n’y a pas de « piston familial » qui tienne chez les Galtier.

Alexandre CORBOZ

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