ASSE – Exclu BUT ! : Bernard Caiazzo en dit plus sur l'avenir de Loïc Perrin
par Laurent HESS

ASSE – Exclu BUT ! : Bernard Caiazzo en dit plus sur l'avenir de Loïc Perrin

Dans un entretien exclusif à But ASSE, Bernard Caiazzo rend un hommage appuyé à Loïc Perrin à qui il voit un brillant avenir au sein du club forézien...

But : Bernard, comment avez-vous vécu cette finale au Stade de France ?

Bernard CAIAZZO : Cette finale n'est pas une fin mais le début de quelque chose, d'une nouvelle ère. L'équipe a fait un très bon match : les jeunes, les cadres, les nouveaux. On a vu beaucoup de qualités. Après, le fait marquant de cette finale, ce n’est pas la défaite, c’est comment ça se termine pour Loïc Perrin. C’est cruel. La sanction est extrêmement dure, car c’est un mec formidable.

Vous lui avez parlé dans le vestiaire ?

Bien sûr. Je suis allé le voir. Je lui ai dit qu'il pouvait être fier de lui. Que cette expulsion était très dure mais qu'il fallait qu'il regarde l'ensemble de sa carrière. Qui a fait mieux que lui dans un monde où le classement est celui des budgets ? Dans l'esprit, Loïc, c'est un Vert de 76. Il a fait toute sa carrière à l’ASSE quand certains changent de club pour quelques euros de plus. J’ai beaucoup d’estime pour Mbappé, je souhaite au PSG de remporter la Ligue des champions. En plus, cela valoriserait notre performance. Mais dans un monde d’argent, je considère que Perrin est un exemple pour tous. Il est anachronique.

Il subit des critiques depuis la finale...

J'ai lu dans certains journaux qu'il n'aurait pas dû être dans l'équipe. C'est une honte d'écrire ça. C'est un jugement qui n'a pas d'autres objectifs que de cibler Claude Puel. Cela fait partie des critiques partisanes que l'on voit depuis un certain temps, et que je condamne. Il est évident que Loïc devait jouer cette finale. Comment peut-on le critiquer ? C'est un joueur qui a su surmonter les blessures pour faire une carrière remarquable. Il y a d'ailleurs un côté romanesque chez lui, dans son parcours, sa personnalité.

Il aurait mérité l'équipe de France il y a quelques années ?

Il avait le niveau international. C'est certain.

Quelle image garderez-vous de lui ?

Il y a une image forte. C'est lorsque nous avons remporté le derby, cet automne. On s'est retrouvés dans le vestiaire. Il ne restait plus grand monde. Et Loïc a demandé qui voulait une bière. Il est allé en chercher. Il voulait savourer. J'ai compris qu'il se disait qu'il n'y aurait plus beaucoup d'autres occasions comme celle-ci. Mieux que ça, c'était la finale de la Coupe.

Envisagez-vous un hommage, à Geoffroy-Guichard ?

Nous lui réserverons l’hommage qu’il mérite. Il y aura tout. Et le plus grand des hommages, c’est de l’aider à devenir un grand dirigeant de l’ASSE. Et pourquoi pas un jour son président ? Il en a les capacités, les valeurs humaines. Il faut le former pendant le temps nécessaire. Lui transmettre la connaissance pour devenir un grand patron.

C'est aussi le souhait de Roland Romeyer ?

Bien sûr. Roland l'estime beaucoup. Il a cette envie-là lui aussi. Et Claude Puel également. Ils partagent les mêmes valeurs.

Dans quel rôle le voyez-vous débuter sa reconversion ?

Il faudra en discuter. Mais il est amené à prendre des responsabilités. Cela passe peut-être par des stages à l'étranger, pour se former.