ASSE – Exclu BUT : Philippe Gastal raconte Robert Herbin (2eme partie)
par butfootballclub

ASSE – Exclu BUT : Philippe Gastal raconte Robert Herbin (2eme partie)

Pour But! Sainté, le conservateur du Musée des Verts Philippe Gastal, a accepté de revenir sur les années Robert Herbin à l'ASSE. Extrait.

But ASSE : Philippe, on a pu lire, depuis sa disparition, que Robert Herbin avait été vraiment surpris par son renvoi, par le président André Laurent, au terme de la saison 1989-1990 ?

Philippe GASTAL : Surpris, c'est même le moins que l'on puisse dire. Il ne s'attendait pas à une telle issue, surtout que le dernier match qu'il dirige est une demi-finale de Coupe de France face à Montpellier. Mais le président Laurent en avait décidé ainsi, c'était la fin de l'histoire.

Au fil du temps, Herbin avait-il noué de vraies relations avec ses anciens joueurs ? Et on pense notamment à ceux de 1976...

P.G. Celui avec qui il a toujours gardé contact, et dont il était même proche, c'était surtout Georges Bereta. Mais il y avait plusieurs raisons à ça : ils avaient joué ensemble à l'ASSE, habitaient à côté à l'Etrat et entretenaient d'innombrable souvenirs. Avec Bereta, il y avait ce côté partenaire et non une relation entraîneur-joueur.

 

C'est pour cette raison que les joueurs de l'épopée ont tous déclaré, récemment, qu'ils ne voyaient plus beaucoup Herbin ces dernières années ?

P.G. Il leur arrivait tout de même de se réunir, et assez souvent même. Je prends l'exemple du 40e anniversaire de Glasgow, il y a quatre ans : Roby était venu et avait passé du temps avec ses anciens joueurs. Après, et c'est une réalité, il ne venait pas non plus tout le temps aux réunions des anciens et on sentait parfois de la distance chez lui. Mais c'était le personnage Herbin, ça ne voulait pas dire qu'il n'était pas content de les voir.

Peut-être n'avait-il pas envie, tout simplement, d'entretenir la nostalgie autour de cette fameuse équipe qui arriva en finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions ? Et si Herbin était anti-nostalgie ?

P.G. Non, je ne crois pas du tout. Il aimait bien les retrouver, partager des anecdotes, se souvenir des belles choses. Mais, et j'insiste là-dessus, Herbin était plus proche des joueurs avec qui il avait joués que ceux qu'il avait entraînés. C'est aussi simple que cela. J'ai eu le chance de partager, par exemple, des repas avec lui, Salif Keita et certains de ses anciens partenaires, je peux vous dire qu'ils avaient des tas de choses à se raconter et que Roby adorait ce genre de moments.