ASSE – EXCLU BUT! : sa saison, le sprint final, son avenir… Timothée Kolodziejczak se confie

ASSE – Mercato : Timothée Kolodziejczak place l'Europe avant son cas personnel

Après des passages difficiles à Mönchengladbach et aux Tigres, Timothée Kolodziejczak ne boude pas son plaisir d’enchaîner les matches. Satisfait de sa saison, il espère finir fort, et ramener l’ASSE en Europe.

But! Sainté : Timothée, gardez-vous un bon souvenir de votre expérience à Séville ?

T.K : Un très bon souvenir. En deux ans et demi, on a remporté deux fois la Ligue Europa, avec Unai Emery. La première année, j’ai joué la finale, et je suis entré 30 minutes, la deuxième. On avait un super groupe, avec pas mal de joueurs francophones : Gameiro, Trémoulinas, Krychowiak, M’Bia, N’Zonzi, Rami, Mariano, Kakuta, Ben Yedder. J’ai adoré jouer dans ce club. Sanchez Pizjuan, c’est pour moi le stade où il y a la meilleure ambiance en Espagne. Le club populaire à Séville, c’est le Betis. Mais il y a plus d’ambiance à Sanchez Pizjuan. Il y a une âme spéciale. C’est un public très exigeant. Il faut que tu gagnes mais si ça ne joue pas bien, ça ne suffit pas.

Quel regard avez-vous sur le public stéphanois ?

Ici, ce qui compte, c’est que tu te donnes à fond. Si tu mouilles le maillot, si tu donnes tout, ça va. C’est ce qu’on essaye de faire, en proposant un jeu de qualité.

Si vous aviez un regret dans votre carrière jusqu’ici, quel serait-il ?

Je regrette d’avoir lâché à Séville. La troisième année, je suis parti à la mi-saison. J’ai forcé mon départ parce que je trouvais que le club tardait à me prolonger alors que j’avais fait 50 matches en deux saisons. J’étais déçu de ça. On ne s’était pas mis d’accord. Du coup, j’ai boudé. Je me suis arrêté de travailler et je suis parti en Allemagne.

Vous avez peu joué là-bas. Pourquoi ?

Parce que je ne méritais pas de jouer. Je m’étais relâché. Je n’étais plus au niveau. Je ne montrais pas assez. J’ai payé mon erreur de Séville et je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Je rejetais la faute sur tout le monde. Je n’ai pas eu la bonne attitude. Avec le recul, je l’ai compris.

Mönchengladbach, c’est un regret aussi ?

Bien sûr. Je n’étais pas dans une bonne période mais c’est un très grand club avec de super dirigeants qui m’ont toujours tendu la main. J’en garde un bon souvenir. Ça m’a forgé.

Vous n’avez pas beaucoup joué aux Tigres non plus…

Quand je suis arrivé au Mexique, je n’étais pas à100%. Je sortais juste d’une blessure aux quadriceps et mon premier match a été catastrophique. J’ai donné deux buts. Après, c’était dur. C’est là que je me suis remis en question. J’ai fait tout ce que je pouvais pour revenir. J’ai pris un préparateur physique avec « Dédé ». J’ai rien lâché. J’ai tout fait pour jouer et même si le coach ne m’a pas donné ma chance, je pense que je méritais de jouer. Et aujourd’hui, mes efforts payent.

Si vous deviez vous mettre une note pour votre saison actuelle avec le maillot des Verts ?

Pour l’instant, je me mettrais 15/20. Mais j’espère rajouter un ou deux points sur cette fin de saison !

Et vous mettriez quelle note à l’équipe ?

15/20 aussi. On est 5e. On fait une bonne saison.

Vous avez calé contre les équipes de tête…

On a perdu contre plus forts que nous mais sans démériter, sauf à Marseille où on est passés à côté. C’est le seul match où on a été ridicules, avec l’élimination en Coupe de France contre Dijon. Mais les autres matches, que ce soit le PSG, Lille, les derbys, on a perdu sur des détails.

La victoire contre Caen a fait du bien…

Oui. On était en manque de résultats les matches précédents. On s’est rendu le match facile en marquant d’entrée. On s’est créé des occasions et on les a mises. Du coup, on a pu jouer plus libéré. C’est bien. En plus, les jeunes ont montré de bonnes choses. Ils ont montré qu’on avait un bon groupe, même s’il est réduit en quantité.

Il reste deux mois de compétition. Comment sentez-vous ce sprint final ?

Je le sens bien. On est conscients de notre qualité et on est tous tournés vers l’objectif du club. On veut finir fort. On nous a pas mal critiqués ces derniers temps mais on est toujours là. On espère finir européens. Ce public le mérite.

Le reste de l’entretien est à découvrir dans votre hebdomadaire But! Saint-Etienne.

Laurent HESS