ASSE - Exclu BUT : sur le départ, un héros de la Gambardella se confie
par butfootballclub

ASSE - Exclu BUT : sur le départ, un héros de la Gambardella se confie

Laissé libre par l'ASSE après quatre saisons chez les Verts, l'attaquant Zakaria Bengueddoudj (20 ans), vainqueur de la Coupe Gambardella l'an dernier, espère trouvé un nouveau défi à la hauteur de ses ambitions. Entretien.

But : Zakaria, l'ASSE a décidé de ne pas vous conserver. Comment avez-vous accueilli la décision ?

Zakaria BENGUEDDOUDJ : Honnêtement, je n'ai pas été très surpris. Je m'y attendais car cette saison, j'ai peu joué.

Vous avez été blessé ?

Non. J'étais là toutes la saison. J'ai fait toutes les séances d'entraînement. C'était le choix du coach. Sur mes quatre saisons au club, ça a été la plus difficile, avec en plus la descente. J'avais préféré la saison précédente, avec la victoire en Gambardella !

Ce parcours en Gambardella restera votre meilleur souvenir ?

Bien sûr. Jouer au Stade de France, remporter ce trophée, c'est le top chez les jeunes. Mais j'ai adoré aussi ma première saison à l'ASSE, en U17. On avait remporté le titre et atteint les ¼ de finale des Play-offs, contre Monaco. Et j'avais marqué 22 buts.

« Franchement, j'ai tout donné. Après, ça s'arrête là pour moi mais c'est comme ça, c'est le foot. Je n'en veux à personne. Il n'y a aucune rancoeur. »

Votre parcours à l'ASSE vous laisse-t-il des regrets ?

Pas du tout. Franchement, j'ai tout donné. Après, ça s'arrête là pour moi mais c'est comme ça, c'est le foot. Je n'en veux à personne. Il n'y a aucune rancoeur. Au contraire, je suis très fier d'avoir porté ce maillot.

Vous resterez supporter ?

Bien sûr ! Je suis né ici, je suis de Rive-de-Gier. J'étais supporter avant, je le resterai après. En plus, j'ai joué en vert à l'AC Rive-de-Gier, à l'Olympique de Saint-Etienne et à l'ASSE. Je suis un Vert ! Et quand on supporte un club, c'est pour la vie.

Comment voyez-vous votre avenir ?

Avec le covid, c'est un peu compliqué en ce moment. Ça ne facilite pas les choses. Mais j'espère trouver un bon club, un club qui me fera confiance, où je pourrai jouer, me montrer. Je n'ai pas eu beaucoup de temps de jeu ces derniers temps et c'était frustrant. Ça me manque. Franchement, j'ai faim. J'ai très faim !

« Je me suis vraiment bien entendu avec Charles Abi. Quand il était à droite et moi dans l'axe en U17, on a mis beaucoup de buts. Il y avait Tyrone Tormin à gauche et Bilel Benkhedim en 10. On s'était éclatés. »

Quels coachs ont le plus compté pour vous à l'ASSE ?

En quatre ans, j'ai eu Jean-Philippe Primard, Lilian Compan et Razik Nedder. C'est avec le coach Primard que j'ai le plus joué. Ce que j'ai aimé c'est qu'avec lui, il n'y a pas de statuts. Il m'a beaucoup apporté. Il m'a fait confiance.

Avec qui allez-vous garder le contact ?

Avec pas mal de monde. Dans la génération 2000, on s'entendait tous super bien. Mais c'est clair que je vais rester en contacts avec des gars comme Baptiste Gabard, Nathan Crémillieux et Jordan Halaimia. On est potes.

Sur le terrain, avec quel autre attaquant vous êtes-vous le mieux entendu ?

Je me suis vraiment bien entendu avec Charles Abi. Quand il était à droite et moi dans l'axe en U17, on a mis beaucoup de buts. Il y avait Tyrone Tormin à gauche et Bilel Benkhedim en 10. On s'était éclatés.

Et votre but le plus important, pour l'ASSE ?

Celui contre Auxerre en 1/8e de finale de la Gambardella. On est menés 3-1 quand je rentre à la 85e et je marque à la 87e, en reprenant un coup franc de Bilel. Après, Kenny Rocha Santos égalise et on passe aux tirs au but. On avait vu l'élimination de près ce jour là. C'est mon but le plus important, c'est sûr. Surtout quand on sait ce qu'on a fait après.